Mission au Cameroun avec le Fleuve de Vie
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Mission au Cameroun avec le Fleuve de Vie
MISSION AU CAMEROUN
29 Octobre – 29 Novembre 2011
29 Octobre – 29 Novembre 2011
« Voyage bien prêt, voyage bien fait »
Sans encombre, nous sommes partis et arrivés à l’heure. 5000km, 6 ou 7 pays, et 9h de voyage plus tard, nous voici à Yaoundé, la capitale du Cameroun ou l’on vient nous chercher. C’est la première fois que je vais hors de l’Europe, je sens un poids s’alléger quand je respire dès que nous commençons de survoler l’Afrique.
Comme le dit Pasteur Martine, « c’est mon pays ! C’est mon pays ! ».
La délégation du pays est là pour nous accueillir chaleureusement dès l’aéroport, et première interview pour le Pasteur Martine !
Dehors, premier contact avec la légère brise. Très agréable, il fait soir, ni trop chaud, ni trop froid, juste très bien comme il faut. On nous conduit à l’hôtel, on pose les bagages... ; ouf ! Ça y est, on est déjà arrivé !
« Bien manger, c’est le début du bonheur »
Puis c’est le repas, dans une salle annexe de l’Eglise, après un magnifique accueil en chansons des enfants. Nous dinons avec l’apôtre et plusieurs personnes de l’Eglise. On ne se connait pas encore très bien, mais c’est très convivial.
Je prends des photos, celle du repas : « celle-là c’est pour rassurer ma mère », tout le monde rigole, il y a plusieurs mamans, elles savent de quoi je parle
On prit et on mange c’est tout simplement Dé-li-cieux, c’est vraiment aussi bon que ça en à l’air, non encore meilleur ! …En tout cas assez pour inciter le Pasteur José à ouvrir une chronique culinaire! XD
j’ai enfin pu répondre à une question que je me posais depuis le CM2 environ : « mais le manioc, ça a quel goût ? » hé bien c’est fort bon ! D’autant plus c’est la spécialité du chef !
On apprécie, on le fait savoir, ils apprécient, « Bien manger, c’est le début du bonheur », ils ne connaissaient pas, ils aiment, on passe un bon moment.
J’ai pas fait de photos de l’hôtel, il faisait noir à notre arrivé, j’en ferai dès demain, promis!
Dimanche 30
« De bonheur, de bonne humeur, prêt à louer le Seigneur »
J’avais dit ça la veille à nos hôtes lorsqu’ils nous ramenèrent à l’hôtel… mais ils ne pensaient pas que nous le ferions !
@8h : coup de fil
«- bonjour… vous êtes déjà réveillé ?!
- oui on prit !»
Le zèle pas prévu quoique annoncé surprit un peu, mais agréablement semble t-il.
Nous allâmes à l’église locale pour le culte du matin. Les chants de font comprendre ce qu’est la joie, et puis c’est l’apôtre Gérard et le pasteur Martine Touchard qui délivrent leurs messages. « Martine touche-encore » annonce t-il à la façon africaine ; «Non, je ne suis qu’une servante, DIEU touche encore » précise-t-elle en commençant. Puis son message parle pour elle : Jésus, Dieu en Christ avant tout !
On prit également pour les gens, 3, 4 colonnes, il y en a une pour moi « comme de pas par hasard », la quasi-totalité des petits enfants (et quelques plus grands aussi) se trouvent devant moi. Beaucoup de bénédictions, de paroles de connaissance, plusieurs sourires et quelques larmes, pas mal de délivrance aussi. Beaucoup ont des appels pour des ministères vraiment originaux.
Ce que Dieu demandait de dire et de faire n’était pas si grandiloquent avec force de gens qui crient et se roulent par terre comme pour les délivrances dont ils ont si bien l’habitude en Afrique.
J’avais peur, je doutais un instant que je serais pris au sérieux sans tout ce côté « manifestation visible », mais il n’en fut rien. Voir les visages changés, les cœurs touchés, une nouvelle lueur de vie dans leurs yeux… Ca n’avait pas été visible ni bruyant sur le coup, mais si, Dieu avait bien agit, mais dans la paix.
A midi, poulet-frite, sauf que les frites c’est de la banane… frite, délicieux !
L’après-midi, on se repose à l’hôtel, mais avant ça petite balade en ville avec Tobie . Je visite les quartiers, le marché, l’abattoir en plein air, il y a tant de choses à voir, à découvrir… . Je pose des questions il me répond sur la nourriture, comment les gens vivent au Cameroun, c’est très riche pour moi. Il fait bon, la ville est pleine d’odeurs agréable –abstraction faite des voitures- .On rencontre des gens aussi, des chrétiens qu’on a vu à l’église le matin et d’autres qu’on invite à la conférence le lendemain.
Après avoir rejoint les pasteurs à l’hôtel, j’en profite pour me reposer un peu. Pas Beaucoup dormi depuis le départ, ça fait du bien.
Au soir, notre ami … nous a préparé une spécialité de Douala (autre grande ville plus au sud) : le Dolé, mélange de cacahuètes et du dolé, sorte d’épinard avec un bon gout de persil et du jarret de bœuf. Et toujours les feuilles de manioc que j’aime tant. Le pasteur José continue sa rubrique culinaire et apprend quelques mots d’etwonda, le langage local et en profite pour enseigner son créole natal qui plaît beaucoup. On passe un bon moment jusque tard dans nuit, on chante, on parle, on rentre, on prit… et bref, on revit les actes des apôtres.
Tellement pleins de joie et de l’esprit, Pasteurs Martine, José et moi décidons d’aller faire un tour, sur qu’on ne pourra pas dormir si tôt. Lorsqu’on fini enfin d’arrêter de rire, il est tard et la pluie commence à tomber.
Dernière édition par Yann le Sam 3 Déc - 10:35, édité 1 fois

Prophète Yann- Admin
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Re: Mission au Cameroun avec le Fleuve de Vie
Lundi 31
« En route pour la mission »
C’est aujourd'hui ‘hui que débute la vrai raison de notre voyage : la conférence pour la paix au Cameroun. On met les petits plats de Dieu dans les grands plats officiels : costume, accueil officiel, table et badges avec nos noms et qualifications… pour la première fois que l’on m’appelle prophète dans une réunion officielle, ça fait quelque chose. A la fois de la fierté et de l’humilité, parce que tout cela est dût et fait par Dieu. Nous ne pouvons rien sans lui. Ce sera d’ailleurs l’un des messages essentiel : « ne vous attachez pas aux hommes, mais regardez à Dieu ».
Ce jour est l’ouverture de la conférence, il est très important, symboliquement. Même s’il n’y avait pas salle comble, c’était « l’entrée ». Suivra le plat de résistance.
Pendant la louange qui commence avant que nous arrivions, je sors les cerfs-volants, enfin, LE cerf-volant, le voile blanc, pour danser, pour louer. Les adultes sont pour la plupart dubitatifs ; ils n’ont jamais vu ça, ils ne savent pas comment le prendre, alors sous le signe de Dieu, encore moins!
Heureusement, des gens comme Tobie sont là pour leur expliquer, et tout va bien. En revanche, les enfants reconnaissent et voient et comprennent sans qu’on leur explique. Ils font confiance à leurs cœurs, ils sourient avec joie.
Le petit cours de danse camerounaise pour l’apôtre (le pasteur) José et moi fut aussi source de joie. De même lorsque l’apôtre José les bénis en créole. La langue sonne bien, ça leur parle.
Puis vient le message de l’apôtre missionnaire qui nous invite. Il n’hésite pas à parler des choses qui ne vont pas, de celles qu’il faut corriger dans les comportements et dans les cœurs de chacun. Il parle aux gens avec vérité, il y a le feu.
Il n’y a pas de miracles ou de choses grandioses visibles aujourd’hui, c’est simplement l’annonce de ce que Dieu va faire, de ce qu’il veut annoncer au peuple du Cameroun.
Mais déjà en secret, il créé les connexions parmi les pasteurs et les différents ministères entre eux et avec nous.
Je suis heureux de faire la connaissance du pasteur Jean-bosco qui officie dans la forêt … avec les pygmées ! Je n’aurais jamais cru ça un jour, mais il nous invite à aller les voir, le pasteur (apôtre) Martine prie pour lui, et nous recevons tous la conviction que cela doit être fait, que nous devons aller là-bas. Je n’aurais jamais imaginé ça, mais je m’en réjouis déjà.
Après cela, nous retournons à l’hôtel, où nous prions et louons le Seigneur jusque tard dans la nuit. Nous comprenons et partageons beaucoup de choses sur ce pays, sur cette conférence, sur les gens présents ici et sur ce que nous devons y faire.
Nous partons nous coucher avec la joie et la paix d’avoir fait ce qu’il fallait faire.
Je n’ai prit que peu de photos, et je n’ai pas encore pu les récupérer, mais je ferais cela au plus vite. La connexion est assez lente ici, je pense donc que je mettrais les photos sur le net en rentrant au pays.
@demain !
« En route pour la mission »
C’est aujourd'hui ‘hui que débute la vrai raison de notre voyage : la conférence pour la paix au Cameroun. On met les petits plats de Dieu dans les grands plats officiels : costume, accueil officiel, table et badges avec nos noms et qualifications… pour la première fois que l’on m’appelle prophète dans une réunion officielle, ça fait quelque chose. A la fois de la fierté et de l’humilité, parce que tout cela est dût et fait par Dieu. Nous ne pouvons rien sans lui. Ce sera d’ailleurs l’un des messages essentiel : « ne vous attachez pas aux hommes, mais regardez à Dieu ».
Ce jour est l’ouverture de la conférence, il est très important, symboliquement. Même s’il n’y avait pas salle comble, c’était « l’entrée ». Suivra le plat de résistance.
Pendant la louange qui commence avant que nous arrivions, je sors les cerfs-volants, enfin, LE cerf-volant, le voile blanc, pour danser, pour louer. Les adultes sont pour la plupart dubitatifs ; ils n’ont jamais vu ça, ils ne savent pas comment le prendre, alors sous le signe de Dieu, encore moins!
Heureusement, des gens comme Tobie sont là pour leur expliquer, et tout va bien. En revanche, les enfants reconnaissent et voient et comprennent sans qu’on leur explique. Ils font confiance à leurs cœurs, ils sourient avec joie.
Le petit cours de danse camerounaise pour l’apôtre (le pasteur) José et moi fut aussi source de joie. De même lorsque l’apôtre José les bénis en créole. La langue sonne bien, ça leur parle.
Puis vient le message de l’apôtre missionnaire qui nous invite. Il n’hésite pas à parler des choses qui ne vont pas, de celles qu’il faut corriger dans les comportements et dans les cœurs de chacun. Il parle aux gens avec vérité, il y a le feu.
Il n’y a pas de miracles ou de choses grandioses visibles aujourd’hui, c’est simplement l’annonce de ce que Dieu va faire, de ce qu’il veut annoncer au peuple du Cameroun.
Mais déjà en secret, il créé les connexions parmi les pasteurs et les différents ministères entre eux et avec nous.
Je suis heureux de faire la connaissance du pasteur Jean-bosco qui officie dans la forêt … avec les pygmées ! Je n’aurais jamais cru ça un jour, mais il nous invite à aller les voir, le pasteur (apôtre) Martine prie pour lui, et nous recevons tous la conviction que cela doit être fait, que nous devons aller là-bas. Je n’aurais jamais imaginé ça, mais je m’en réjouis déjà.
Après cela, nous retournons à l’hôtel, où nous prions et louons le Seigneur jusque tard dans la nuit. Nous comprenons et partageons beaucoup de choses sur ce pays, sur cette conférence, sur les gens présents ici et sur ce que nous devons y faire.
Nous partons nous coucher avec la joie et la paix d’avoir fait ce qu’il fallait faire.
Je n’ai prit que peu de photos, et je n’ai pas encore pu les récupérer, mais je ferais cela au plus vite. La connexion est assez lente ici, je pense donc que je mettrais les photos sur le net en rentrant au pays.
@demain !
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Prophète Yann- Admin
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Re: Mission au Cameroun avec le Fleuve de Vie
je suis super contente pour vous. et contente tout court en fait.
je peux pas faire grand chose mais je vais prier aussi un peu. je suis pas au Cameroun mais je suis de tout coeur avec vous.
gros bisous!!!!!!
je peux pas faire grand chose mais je vais prier aussi un peu. je suis pas au Cameroun mais je suis de tout coeur avec vous.
gros bisous!!!!!!
jenny- Invité
Re: Mission au Cameroun avec le Fleuve de Vie
Mardi 1er Novembre
Tobie est venu nous chercher assez tôt, pour prendre le petit déj chez l’apôtre. Il y avait là un homme malade, je ne reste pas longtemps comme je devais aller au cyber. Je pars après avoir prié pour lui. Je sais que je le reverrais. Sur le chemin, le Seigneur lui demande de prendre une autre route, pour passer devant une église à 1 pâté de maison. C’était une église pour les nations, et une femme était entrain de faire le ménage, et elle s’occupait des enfants et allait parfois en France, dans les cités, à Paris.
Je prends contact, on prend les coordonnées, on décide d’en parler à nos responsables respectifs.
L’après-midi, c’est nos premiers jours d’enseignements pour ll'apôtre Martine qui rencontre des étudiants sérieux, mais endormis. Heureusement, les réveillés ne sera qu’une formalité.
Prêche de l’apôtre Martine Touchard, 1 Novembre 2011-11-03
1. « Faisons connaissance »
2. « Marchons en nouveauté de vie »
3. « Ne pas attribuer tout le mal qu’on subit au diable, pour ne pas le glorifier »
4. « Si l’église est malade, parfois c’est parce que la tête est malade. Restaurer la tête pour que l’huile coule librement sur tout le corps. » (enter le corps et la tête, il y a la barbe, qui peut être taillée, qui représente les 5 ministères et qui se doit d’être un pont entre la tête et le vêtement en dessous).
5. « fait les choses SELON Dieu, plutôt que POUR Dieu. »
6. « Parabole du semeur » Chap. 4 :26 ;
semer la Parole (Logos, la Loi seule = la mort), mais aussi la Révélation (Réma, + le logos = la Parole révélée pour donner LA VIE)
7. Le Saint-esprit n’est pas statique, ne se soumet pas à l’esprit de l’homme.
8. Laisser Dieu agir par son Saint-Esprit. Ne pas l’empêcher d’agir comme il l’entend par des conventions.
9. L’impact : « il y a une transformation, un changement dans nos vies. »
« Le choix du cœur »
Après cela, ce fut le tour de la 2ème cession de la convention. Cette fois-ci la personne qui parlait était… un prophète comme balam (c'est à dire qui s'est laissé détourner). Il fit des choses vraiment mauvaises et fit souffrir des gens inutilement pour les besoin de son « show » de « manifestations », mais une femme qui avait les pieds malades est repartie sans guérison alors qu’il avait prié pour elle. Pourtant il avait annoncé la guérison, mais son pouvoir n’était pas de Dieu.
J’avais le choix entre aller le voir pour lui dire ce qu’il fallait, ou aller vers la jeune fille de la chorale qu’il avait « touché » et qui pleurait par terre. Je choisi la seconde option. Choix stratégique certes, car pendant ce temps mon bishop de malheur se faisait la malle rapido sans attendre son reste.
Il fallut un moment pour que la colère retombe. Mais elle retomba. Après encore un bon repas traditionnel que nous expliqua Tobie (j’ai la vidéo !) et quelques longues discussions jusqu’à 2H et demi du matin, nous retournâmes à l’hotel.
C’est aujourd’hui le jour où je choisi –sur recommandation du Seigneur-, le pasteur des pygmées comme mon pasteur; les pygmées dont ils s’occupent sont en réalité mes frères de cœurs. Le plus amusant –car Dieu fait bien les choses- c’est qu’il avait lui-même reçu depuis le premier jour (lundi) que je serais un fils de Dieu que le Seigneur lui donnerait. J’avais vu quelque chose dans son regard ce jour-là alors que je ne le connaissais pas encore, je sais maintenant de quoi il s’agissait.
Ps : la photo de taxi à la roue crevée, c’est ainsi qu’il roulait pour nous conduire « je dois changer les roue de toute manière, alors autant la finir ». Sur une pente caillouteuse et pleine de trous, pas de doutes, il l’a finie !
Mercredi 2
Aujourd’hui, peu de choses mais des choses importantes !
First, ma première fois sur un « taxi-moto ». 1 chauffeur plus 1 ou 2 passagers –on en a vu monter jusqu’à 4 là-dessus-. C’est fun, mais pas trop longtemps quand même hein
Ensuite Tobie me conduit vers son « pasteur » -qui se révèlera en fait être un apôtre, différence ô combien capitale mais qu’on m’avait zappée au départ. C’est un gabonais, le responsable de l’église des enfants que j ‘ai vu hier. Sa responsable lui avait également parlé de notre rencontre et nous avons pu discuter du projet mais pas seulement. Sa femme avait des choses à recevoir de la part du Seigneur Jésus, de même que son hôte pasteur zaïrois de centre-afrique pour qui il y avait confirmations et prophéties pour sa vie. J’espère les revoir tous.
Nous partons avec Tobie et le pasteur (mais qui est apôtre) jusqu’à son église, il me fait visiter la salle, je vois les drapeaux des pays, c’est une église pour les nations. Nous parlons beaucoup, il prend le temps de m’exposer ses problèmes, son histoire, et aussi sa vision. C’est là que je me rends compte que c’est un apôtre, un vrai. Sa femme veut construire un Orphelinat. Et elle a raison. Une petite fille vient nous voir, elle est mignonne et s’accroche à l’apôtre comme à son papa, il est vraiment tout doux avec les enfants, comme un bon papy. Nous parlons encore un peu, et il est déjà plus que l’heure d’aller à la conférence, déjà pour enseigner (16h au lieu de 14h), puis pour la conférence elle-même (19h30 au lieu de 17h).
Les apôtres José et Martine font des miracles, pas de ceux qui sont visibles, mais allez expliquer à des gens qui louent le nom de jéhovah –oui oui, comme ceux de la secte du même nom, sauf qu’ils n’ont rien avoir avec ça en pratique, simplement qu’ils ont reprit ces chants-là avec ce nom dedans-, qu’ils se trompent, que ce la n’est pas bien et qu’il faut cesser cela tout de suite parce que ça attriste Dieu, sans qu’ ils ne vous balancent de chaises à la gueule ou qu’ils s’enfuient en criant « au loup », oui j’appel ça un miracle.
Les gens dans l’église –comme ailleurs d’ailleurs- ont du mal à se remettre en cause, d’autant plus lorsque l’on a l’image d’une institution détentrice de la vérité, qui par force de définition « ne peut pas se tromper ». Or cette fausse doctrine, issue de l’église catholique, s’est infiltré dans un peu toutes les églises de Christ, quelque soit leur dénomination, de la même manière que le nom de jéhovah inventé par le confesseur du pape voilà 5 siècles se retrouve dans des chants de louanges évangélique après avoir été répandu par une secte, qui soit dit en passant se pose contre les travers de l’église catholique… Bref, un beau bordel cette Eglise. Mais il faut compter sur la vérité, le bon sens et la liberté pour espérer que cela puisse changer un jour, que j’espère proche.
A bien y regarder, les premiers chrétiens ne se prenaient pas trop la tête, ils mangeaient ensemble, organisaient des concerts gospels avant l’heure et faisaient des critiques littéraires de la bible. Why not ? Si ça pouvait rendre les gens heureux, faire des miracles et éviter qu’on se tape dessus, j’adhère.
Ps : le pasteur des pygmées m’a donné un super doc sur ce qu’il a fait là ou il travaille. Une asso d’agroproducteurs, vraiment sympa et riche d’inspirations. Je commence aussi à penser sérieusement à faire une ptite campagne de collecte de photos de taxis jaunes, tant ils me font délirer.
Dernière édition par Yann le Sam 3 Déc - 10:46, édité 1 fois

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Re: Mission au Cameroun avec le Fleuve de Vie
Jeudi 3 et Vendredi 4
Les deux derniers jours de la conférence et des études. Je refaits un peu de cerf-volant à la fin. C’est un grand moment. Les enfants aiment bien, les adules –pas tous- se posent encore des questions, mais ce n’est pas grave. La chorale se lâche aussi, ça danse et ça chante dans tous les sens pour le seigneur. Ca fait très plaisir de voir cela.
Voici les 2 autres enseignements apportés, par l’apôtre martine :
[à recopier]
Et par moi :
[à recopier]
Même si je ne l’ai pas fait en cours magistrale, je l’ai fait en vérité, en vrai, en pratique. C’est mieux ainsi. Pas de mots, mais tout est dit. Je préfère laisser au seigneur le soin de faire le reste.
Après une dernière séance photos qui se passe merveilleusement bien (c’est vraiment un plaisir de tous se retrouver comme ça, en pensant aux bons moments qu’on a vécu, mais aussi à tous les autres qu’on vivra !), rideau, on quitte la salle pour de bon.
samedi 5
Ce Matin, une surprise nous attendait au réveil : l’Apôtre Gabonais était venu avec Tobie nous chercher, pour aller déjeuner chez lui avant d’aller à l’école biblique des enfants.
C’était très bien là-bas, j’ai pu faire du cerf-volant, transmettre les techniques de constructions et parler éducation et études avec les responsables (la responsable principale de l’enseignement surtout). J’étais vraiment heureux de pouvoir partager tout ça avec les enfants, et avec ceux là qui les enseignaient. C’était une œuvre ouverte, simple, sans prétention –être pasteur d’enfants n’a pas bonne réputation là-bas : en effet, les enfants ne payent pas leur dîme…- qui fonctionnait à la manière d’une crèche ! (spécial dédicace à Jenni !
)
A midi on a mangé chez ce même apôtre gabonais, puis nous sommes partis à son église, non loin de celle de dimanche dernier – à 1 ou 2 pâté de maisons plus loin en fait- ou il s’est passé beaucoup de choses et où je retrouvais les enfants avec joie pour louer et danser pour Jesus Christ. Il y avait beaucoup de joie. J’étais content.
Au soir, à l’hôtel les apôtres François et Gérard –ceux avec qui nous avons passé toute la semaine- sont venus nous voir, et nous avons partagé la sainte scène, comprendre : manger ensemble comme le faisaient les chrétiens au tout début. Bref, une bouffe entre amis, ou comme en famille, où on remercie juste le Seigneur car il est la Vie que nous avons tous, et comme nous la partageons, alors nous partageons aussi ce qui nous permet de rester en vie : le repas.
Ce qui après une bonne douche –froide car il n’y a pas d’eau chaude, ce qui n’est d’ailleurs pas si utile que ça ici-, nous amère à maintenant, ou j’écris ces lignes. Je repense avant de finir à ce taxi ou l’on montait à 6. 2 devant (3 avec le chauffeur), 3 derrières… on aurait pu ajouter 1 derrière et 2 dans le coffre, et vous avez le break Camerounais sans changer de voiture !
Un bon moment en tout cas.
@demain pour de nouvelles aventures !
Les deux derniers jours de la conférence et des études. Je refaits un peu de cerf-volant à la fin. C’est un grand moment. Les enfants aiment bien, les adules –pas tous- se posent encore des questions, mais ce n’est pas grave. La chorale se lâche aussi, ça danse et ça chante dans tous les sens pour le seigneur. Ca fait très plaisir de voir cela.
Voici les 2 autres enseignements apportés, par l’apôtre martine :
[à recopier]
Et par moi :
[à recopier]
Même si je ne l’ai pas fait en cours magistrale, je l’ai fait en vérité, en vrai, en pratique. C’est mieux ainsi. Pas de mots, mais tout est dit. Je préfère laisser au seigneur le soin de faire le reste.
Après une dernière séance photos qui se passe merveilleusement bien (c’est vraiment un plaisir de tous se retrouver comme ça, en pensant aux bons moments qu’on a vécu, mais aussi à tous les autres qu’on vivra !), rideau, on quitte la salle pour de bon.
samedi 5
Ce Matin, une surprise nous attendait au réveil : l’Apôtre Gabonais était venu avec Tobie nous chercher, pour aller déjeuner chez lui avant d’aller à l’école biblique des enfants.
C’était très bien là-bas, j’ai pu faire du cerf-volant, transmettre les techniques de constructions et parler éducation et études avec les responsables (la responsable principale de l’enseignement surtout). J’étais vraiment heureux de pouvoir partager tout ça avec les enfants, et avec ceux là qui les enseignaient. C’était une œuvre ouverte, simple, sans prétention –être pasteur d’enfants n’a pas bonne réputation là-bas : en effet, les enfants ne payent pas leur dîme…- qui fonctionnait à la manière d’une crèche ! (spécial dédicace à Jenni !
A midi on a mangé chez ce même apôtre gabonais, puis nous sommes partis à son église, non loin de celle de dimanche dernier – à 1 ou 2 pâté de maisons plus loin en fait- ou il s’est passé beaucoup de choses et où je retrouvais les enfants avec joie pour louer et danser pour Jesus Christ. Il y avait beaucoup de joie. J’étais content.
Au soir, à l’hôtel les apôtres François et Gérard –ceux avec qui nous avons passé toute la semaine- sont venus nous voir, et nous avons partagé la sainte scène, comprendre : manger ensemble comme le faisaient les chrétiens au tout début. Bref, une bouffe entre amis, ou comme en famille, où on remercie juste le Seigneur car il est la Vie que nous avons tous, et comme nous la partageons, alors nous partageons aussi ce qui nous permet de rester en vie : le repas.
Ce qui après une bonne douche –froide car il n’y a pas d’eau chaude, ce qui n’est d’ailleurs pas si utile que ça ici-, nous amère à maintenant, ou j’écris ces lignes. Je repense avant de finir à ce taxi ou l’on montait à 6. 2 devant (3 avec le chauffeur), 3 derrières… on aurait pu ajouter 1 derrière et 2 dans le coffre, et vous avez le break Camerounais sans changer de voiture !
Un bon moment en tout cas.
@demain pour de nouvelles aventures !
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Re: Mission au Cameroun avec le Fleuve de Vie
dimanche 6
Aujourd’hui levé à 8h pour arriver vers 10h à l’église de dimanche dernier. Petit déj sur place, dans la salle de derrière, on découvre le café citron-gingembre. Spécial, mais efficace ! Ca se passe beaucoup mieux que la dernière fois, c’est l’apôtre Josué (et plus José ?) qui parle. Edification efficace, je rencontre un autre prophète dont la place n’est pas encore à prendre, il doit travailler « en sous-marin » pour le moment, c'est-à-dire voir ce qui ne va pas chez les gens –comprendre ceux qui sont séparés des leaders et ministères en place- pour pouvoir les aider. La tache est grande, mais l’homme courageux. Je l’encourage et ne me fait pas de soucis pour lui.
Un autre jeune homme, que j’avais rencontré la dernière fois me salue, enfin, fait le geste rigolo que font les sorciers pour voler les onctions (serer la main d’une certaine manière pour claquer des doigts à la fin). Je lui dit « tu devrais arrêter de faire ça pour piquer les onctions, c’est pas une bonne idée ».
Pas du tout étonné –il savait parfaitement ce qu’il faisait-, il me répond « c’est toi ma banque à bénédictions ! ». J’lui réponds que c’est Jésus qui donne, pas moi, et que c’est unique, que ce qui est une bénédiction pour l’un est du poison pour l’autre, et que tôt ou tard, ce qu’il essaye de me prendre me reviendra de droit.
Il rigole, mais il verra. Il ne sait pas trop ce qu’il fait, mais au bout d’un moment, fini de jouer avec le Christ !
Ensuite, pas le temps de respirer –ni de prendre les cerfs-volants- que nous allons dans une autre église, celle d’un pasteur que l’apôtre François a établi et que j’avais déjà rencontré la semaine dernière à la conférence. TRES BIEN, rien que ça à dire, l’apôtre Martine parle, des fondements de sa vision, de son témoignage, les gens sont édifié et beaucoup se lèvent et s’approchent, ils veulent devenir plus proche de Christ après avoir vu et entendu ce qu’il a fait pour elle.
Quand à moi, je ne fais pas grand-chose, c’est une œuvre essentiellement apostolique. Alors je vais m’occuper des enfants. Il y en a plein ici, et ça se passe vraiment très bien, certains ont du mal avec les blancs, enfin « le blanc », ca leur paraît étrange, peut-être même que c’est la première fois qu’ils en voient un pour les plus jeunes. Je leur explique donc, que les blancs ça change de couleur au soleil, que ça devient rouge avec les coups de soleil ou marron quand ils sont longtemps sous le soleil.
Ca les fait rigoler, en tout cas on se retrouve tous ensemble entrain de danser à la fin, des tous petits aux plus grands, on s’éclate vraiment. C’est cool de louer le Seigneur. Les parents et les adultes avaient le regard un peu médusé : les enfants relégués au fond parce qu’ils faisaient souvent les fous s’avançaient en faisant attention, danser sans pour autant faire de bêtise et une fois la louange et l’adoration finie, ils retournaient calmement à leur place. C’était pas dans les habitudes on dirait, mais c’était agréablement bon.
Après un bon repas et avoir acquis la certitude qu’on reviendrait (et cette fois-ci je prendrais mes cerfs-volants !!), nous retournons chez l’homme de Dieu Olynga avant de repartir à noter hotel.
Il est exactement 00 :00, je vais pouvoir enfin me coucher avant 1 ou 2h du mat, je raconterai la chapelle sur la colline la prochaine fois. La je vais me coucher et espère qu’on trouvera un cyber demain pour poster tout ça !
Aujourd’hui levé à 8h pour arriver vers 10h à l’église de dimanche dernier. Petit déj sur place, dans la salle de derrière, on découvre le café citron-gingembre. Spécial, mais efficace ! Ca se passe beaucoup mieux que la dernière fois, c’est l’apôtre Josué (et plus José ?) qui parle. Edification efficace, je rencontre un autre prophète dont la place n’est pas encore à prendre, il doit travailler « en sous-marin » pour le moment, c'est-à-dire voir ce qui ne va pas chez les gens –comprendre ceux qui sont séparés des leaders et ministères en place- pour pouvoir les aider. La tache est grande, mais l’homme courageux. Je l’encourage et ne me fait pas de soucis pour lui.
Un autre jeune homme, que j’avais rencontré la dernière fois me salue, enfin, fait le geste rigolo que font les sorciers pour voler les onctions (serer la main d’une certaine manière pour claquer des doigts à la fin). Je lui dit « tu devrais arrêter de faire ça pour piquer les onctions, c’est pas une bonne idée ».
Pas du tout étonné –il savait parfaitement ce qu’il faisait-, il me répond « c’est toi ma banque à bénédictions ! ». J’lui réponds que c’est Jésus qui donne, pas moi, et que c’est unique, que ce qui est une bénédiction pour l’un est du poison pour l’autre, et que tôt ou tard, ce qu’il essaye de me prendre me reviendra de droit.
Il rigole, mais il verra. Il ne sait pas trop ce qu’il fait, mais au bout d’un moment, fini de jouer avec le Christ !
Ensuite, pas le temps de respirer –ni de prendre les cerfs-volants- que nous allons dans une autre église, celle d’un pasteur que l’apôtre François a établi et que j’avais déjà rencontré la semaine dernière à la conférence. TRES BIEN, rien que ça à dire, l’apôtre Martine parle, des fondements de sa vision, de son témoignage, les gens sont édifié et beaucoup se lèvent et s’approchent, ils veulent devenir plus proche de Christ après avoir vu et entendu ce qu’il a fait pour elle.
Quand à moi, je ne fais pas grand-chose, c’est une œuvre essentiellement apostolique. Alors je vais m’occuper des enfants. Il y en a plein ici, et ça se passe vraiment très bien, certains ont du mal avec les blancs, enfin « le blanc », ca leur paraît étrange, peut-être même que c’est la première fois qu’ils en voient un pour les plus jeunes. Je leur explique donc, que les blancs ça change de couleur au soleil, que ça devient rouge avec les coups de soleil ou marron quand ils sont longtemps sous le soleil.
Ca les fait rigoler, en tout cas on se retrouve tous ensemble entrain de danser à la fin, des tous petits aux plus grands, on s’éclate vraiment. C’est cool de louer le Seigneur. Les parents et les adultes avaient le regard un peu médusé : les enfants relégués au fond parce qu’ils faisaient souvent les fous s’avançaient en faisant attention, danser sans pour autant faire de bêtise et une fois la louange et l’adoration finie, ils retournaient calmement à leur place. C’était pas dans les habitudes on dirait, mais c’était agréablement bon.
Après un bon repas et avoir acquis la certitude qu’on reviendrait (et cette fois-ci je prendrais mes cerfs-volants !!), nous retournons chez l’homme de Dieu Olynga avant de repartir à noter hotel.
Il est exactement 00 :00, je vais pouvoir enfin me coucher avant 1 ou 2h du mat, je raconterai la chapelle sur la colline la prochaine fois. La je vais me coucher et espère qu’on trouvera un cyber demain pour poster tout ça !

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Re: Mission au Cameroun avec le Fleuve de Vie
Lundi 7 et Mardi 8
Changement de programme ! Petit saut à Douala de 5h de bus (plus les embouteillages arrgh !) pour rencontrer un pasteur ayant fuit la côte d’Ivoire. Nous apprenons les meurtres dont il a été question là-bas, et l’importance des pays étrangers dans ce qui s’y est passé lors des élections. C’est bien l’homme qui a été rejeté qui avait été élu par le peuple. L’autre avait été décidé par les nations unies.
Ce pasteur qui nous reçoit est un homme bien, et ses amis chrétiens aussi. L’hospitalité n’est pas un vain mot et nous apprécions grandement. Le lendemain, nous récupérons et nous passons l’après-midi sur la terrasse à louer (chanter mais en mieux) pour Dieu et le Seigneur.
« Êtes-vous des témoins de Christ, ou des témoins de Jéhovah ? »
Au soir, son église fait une nuit de prières et en tant qu’invité nous sommes invité un laisser un petit message.
L’apôtre Martine parle des miracles, ou plutôt des miracles qui n’auront pas lieu, si les gens les veulent juste pour eux-mêmes. Il est question aussi du nom de « Jéhovah », ce mélange entre le tétragramme représentant le nom de Dieu et les voyelles de « Adonaï », seigneur en hébreux.
J’explique pour ma part l’étymologie de ce mot, son histoire, expliquant que c’est une invention d’homme, que les hébreux eux-mêmes ont oublié la prononciation exacte. Je leur explique l’importance de la repentance, que c’est cela le « secret prophétique » qu’ils cherchaient (c’était ceci le thème de leur veillée de prière).
L’apôtre José exhorte les frères encore un temps, et après un court temps de prières, nous repartons.
Enfin, avant nous avons une discussion avec le régent des lieux, remettre en cause l’utilisation de ce nom qui n’est pas celui de Dieu ne semblât en effet point du gout de tout le monde, mais c’était la vérité. Finalement, nous avons la certitude d’avoir semé la vérité, puisque lui-même qui avait fait des études biblique (« christologie », me demandez pas ce que c’est) savais déjà cela.
Mais il y a tellement maintenant, de chansons et de bibles ou ce nom apparait qu’il semblait juger difficile d’expliquer ça aux fidèles. Alors il est plus facile de ne rien dire et de faire « comme si », de ce dire que ce n’est pas si grave. Mais les témoins de cette secte n’ont rien à voir avec nous. Mon Dieu ne se voit pas que dans la bible, mais aussi –surtout- dans la façon de vivre. Ne vivant ni ne pensant comme eux, il est certain que nous ne prions pas le même Dieu.
Bref, c’est bon de mettre les choses au clair. Ce mot inventé par les hommes, les hommes eux-mêmes le définissent ainsi dans le dictionnaire : « traduction erronée du nom de Dieu ».
Changement de programme ! Petit saut à Douala de 5h de bus (plus les embouteillages arrgh !) pour rencontrer un pasteur ayant fuit la côte d’Ivoire. Nous apprenons les meurtres dont il a été question là-bas, et l’importance des pays étrangers dans ce qui s’y est passé lors des élections. C’est bien l’homme qui a été rejeté qui avait été élu par le peuple. L’autre avait été décidé par les nations unies.
Ce pasteur qui nous reçoit est un homme bien, et ses amis chrétiens aussi. L’hospitalité n’est pas un vain mot et nous apprécions grandement. Le lendemain, nous récupérons et nous passons l’après-midi sur la terrasse à louer (chanter mais en mieux) pour Dieu et le Seigneur.
« Êtes-vous des témoins de Christ, ou des témoins de Jéhovah ? »
Au soir, son église fait une nuit de prières et en tant qu’invité nous sommes invité un laisser un petit message.
L’apôtre Martine parle des miracles, ou plutôt des miracles qui n’auront pas lieu, si les gens les veulent juste pour eux-mêmes. Il est question aussi du nom de « Jéhovah », ce mélange entre le tétragramme représentant le nom de Dieu et les voyelles de « Adonaï », seigneur en hébreux.
J’explique pour ma part l’étymologie de ce mot, son histoire, expliquant que c’est une invention d’homme, que les hébreux eux-mêmes ont oublié la prononciation exacte. Je leur explique l’importance de la repentance, que c’est cela le « secret prophétique » qu’ils cherchaient (c’était ceci le thème de leur veillée de prière).
L’apôtre José exhorte les frères encore un temps, et après un court temps de prières, nous repartons.
Enfin, avant nous avons une discussion avec le régent des lieux, remettre en cause l’utilisation de ce nom qui n’est pas celui de Dieu ne semblât en effet point du gout de tout le monde, mais c’était la vérité. Finalement, nous avons la certitude d’avoir semé la vérité, puisque lui-même qui avait fait des études biblique (« christologie », me demandez pas ce que c’est) savais déjà cela.
Mais il y a tellement maintenant, de chansons et de bibles ou ce nom apparait qu’il semblait juger difficile d’expliquer ça aux fidèles. Alors il est plus facile de ne rien dire et de faire « comme si », de ce dire que ce n’est pas si grave. Mais les témoins de cette secte n’ont rien à voir avec nous. Mon Dieu ne se voit pas que dans la bible, mais aussi –surtout- dans la façon de vivre. Ne vivant ni ne pensant comme eux, il est certain que nous ne prions pas le même Dieu.
Bref, c’est bon de mettre les choses au clair. Ce mot inventé par les hommes, les hommes eux-mêmes le définissent ainsi dans le dictionnaire : « traduction erronée du nom de Dieu ».

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Re: Mission au Cameroun avec le Fleuve de Vie
Mercredi 9
Nous avons quitté Douala aujourd’hui, ses rues embouteillées pire qu’un périf parisien aux heures d’affluence, au réseau électrique et d’eau qui fonctionnait par intermittence… Mais j’avais internet XD ! Les clefs 3G, c’est ici qu’on comprend leur utilité. Note hôte en avait une.
Un dernier tour dans la ville, et nous voyons en coup de vent un centre apostolique et prophétique dont le gérant nous dédicace son dernier livre. Puis nous nous arrêtons au pont, près de la mangrove, c’est marée basse.
Si Yaoundé est la capitale politique du pays, Douala en est la capitale économique. C’est là qu’il y a un port, la mer, et toutes les routes qui vont ça et là dans toutes les directions du pays. C’est aussi la ville d’où vient le « Dolé », ce plat particulier que nous avions déjà goûté, mais que la maitresse de maison a tenue à nous faire « façon tradition ». En effet, on ne pouvait quitter la ville sans avoir gouter cela ici. Après cela nous repartons en bus, direction Yaoundé. Cette fois-ci, nous ne mettons que 3h et demi, et encore dans un bus climatisé où on nous passe des épisodes de « l’as du lycée », série africaine pour enfant qui a reçu de nombreux prix internationaux. Franchement, ça vaut largement plus belle la vie – là on a pas l’impression d’être devenu plus con d’avoir regarder ça- et franchement, pour les enfants c’est réellement éducatif.
Enfin nous revoilà à l’hotel. Une employée est là dans la rue et nous aide pour les baguages. Elle nous a reconnu et nous précède en disant « Shalom ! shalom ! Shalom est revenu ! ». C’était un peu notre cri de guerre, ou plutôt notre façon de dire bonjour. Ca marchait très bien, à force de persévérance, l’apôtre Martine a réussi à le faire adopter par tout le monde !
Nos amis que nous avions laissés à Yaoundé viennent nous voir, et nous discutons un peu –et après une bonne douche- du programme qui va suivre.
De beaux et grands voyages en perspectives, mais je ne vous en dit pas plus pour le moment !
Shalom et @bientôt !
Jeudi 10
« Un départ, et tout est accompli »
C’est aujourd’hui que l’apôtre José repart, mais nous avons un certain nombre de choses à faire avant cela. Après avoir rencontré l’apôtre qui nous accueille et le pasteur des pygmées pour organiser le voyage, nous allons chez l’apôtre gabonais pour le repas. L’hôtel représentant des dépenses inutiles, nous acceptons son hospitalité pour quelques nuits.
Puis nous finissons la journée sous les manguiers, par une rencontre avec tous les apôtres qui nous ont accueillis depuis le départ. Un grand moment. Puis nous fonçons vers l’aéroport ou nous voyons l’apôtre José prendre son avion. Ca fait un eu bizarre à tout le monde, tant on a vécu de choses ensemble.
Au soir nous mangeons chez notre ami pasteur, et l’apôtre martine nous fait une grande frayeur en croquant dans le seul morceau de piment du plat, alors qu’elle y est expressément allergique ! Grande frayeur, mais peu de dégâts.
Nous retournons à l’hôtel chercher nos baguages puis nous allons nous établir chez l’apôtre gabonais pour quelques jours.
Nous avons quitté Douala aujourd’hui, ses rues embouteillées pire qu’un périf parisien aux heures d’affluence, au réseau électrique et d’eau qui fonctionnait par intermittence… Mais j’avais internet XD ! Les clefs 3G, c’est ici qu’on comprend leur utilité. Note hôte en avait une.
Un dernier tour dans la ville, et nous voyons en coup de vent un centre apostolique et prophétique dont le gérant nous dédicace son dernier livre. Puis nous nous arrêtons au pont, près de la mangrove, c’est marée basse.
Si Yaoundé est la capitale politique du pays, Douala en est la capitale économique. C’est là qu’il y a un port, la mer, et toutes les routes qui vont ça et là dans toutes les directions du pays. C’est aussi la ville d’où vient le « Dolé », ce plat particulier que nous avions déjà goûté, mais que la maitresse de maison a tenue à nous faire « façon tradition ». En effet, on ne pouvait quitter la ville sans avoir gouter cela ici. Après cela nous repartons en bus, direction Yaoundé. Cette fois-ci, nous ne mettons que 3h et demi, et encore dans un bus climatisé où on nous passe des épisodes de « l’as du lycée », série africaine pour enfant qui a reçu de nombreux prix internationaux. Franchement, ça vaut largement plus belle la vie – là on a pas l’impression d’être devenu plus con d’avoir regarder ça- et franchement, pour les enfants c’est réellement éducatif.
Enfin nous revoilà à l’hotel. Une employée est là dans la rue et nous aide pour les baguages. Elle nous a reconnu et nous précède en disant « Shalom ! shalom ! Shalom est revenu ! ». C’était un peu notre cri de guerre, ou plutôt notre façon de dire bonjour. Ca marchait très bien, à force de persévérance, l’apôtre Martine a réussi à le faire adopter par tout le monde !
Nos amis que nous avions laissés à Yaoundé viennent nous voir, et nous discutons un peu –et après une bonne douche- du programme qui va suivre.
De beaux et grands voyages en perspectives, mais je ne vous en dit pas plus pour le moment !
Shalom et @bientôt !
Jeudi 10
« Un départ, et tout est accompli »
C’est aujourd’hui que l’apôtre José repart, mais nous avons un certain nombre de choses à faire avant cela. Après avoir rencontré l’apôtre qui nous accueille et le pasteur des pygmées pour organiser le voyage, nous allons chez l’apôtre gabonais pour le repas. L’hôtel représentant des dépenses inutiles, nous acceptons son hospitalité pour quelques nuits.
Puis nous finissons la journée sous les manguiers, par une rencontre avec tous les apôtres qui nous ont accueillis depuis le départ. Un grand moment. Puis nous fonçons vers l’aéroport ou nous voyons l’apôtre José prendre son avion. Ca fait un eu bizarre à tout le monde, tant on a vécu de choses ensemble.
Au soir nous mangeons chez notre ami pasteur, et l’apôtre martine nous fait une grande frayeur en croquant dans le seul morceau de piment du plat, alors qu’elle y est expressément allergique ! Grande frayeur, mais peu de dégâts.
Nous retournons à l’hôtel chercher nos baguages puis nous allons nous établir chez l’apôtre gabonais pour quelques jours.

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Re: Mission au Cameroun avec le Fleuve de Vie
Jeudi 10
« Un départ tout fini »
C’est aujourd’hui que l’apôtre José repart, mais nous avons un certain nombre de choses à faire avant cela. Après avoir rencontré l’apôtre qui nous accueille et le pasteur des pygmées pour organiser le voyage, nous allons chez l’apôtre gabonais pour le repas. L’hôtel représentant des dépenses inutiles, nous acceptons son hospitalité pour quelques nuits.
Puis nous finissons la journée sous les manguiers, par une rencontre avec tous les apôtres qui nous ont accueillis depuis le départ. Un grand moment. Puis nous fonçons vers l’aéroport ou nous voyons l’apôtre José prendre son avion. Ca fait un eu bizarre à tout le monde, tant on a vécu de choses ensemble.
Au soir nous mangeons chez notre ami pasteur, et l’apôtre martine nous fait une grande frayeur en croquant dans le seul morceau de piment du plat, alors qu’elle y est expressément allergique ! Grande frayeur, mais peu de dégâts.
Nous retournons à l’hôtel chercher nos baguages puis nous allons nous établir chez l’apôtre gabonais pour quelques jours.
Vendredi 11
« Tout vient à point à qui sait attendre, le repos du guerrier est une bénédiction pendant la bataille. »
Beaucoup de repos et peu de choses en ce jour, si ce n’est la visite au pasteur des pygmées chez lui, à son appartement à Yaoundé que lui prête gracieusement « Maman Solange » qui est présente ce soir. Nous passons un excellent moment dans la grâce de Seigneur ? Près, très près du cœur de Dieu. Merveilleux.
Sinon le reste de la journée, nous avons passé du temps à nous occuper de nos petites affaires, à faire le bilan de ces derniers (ou plutôt premiers jours) passés ici et de la marche à suivre pour la suite.
Peu de choses donc, si ce n’est un repos bien mérité.

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Re: Mission au Cameroun avec le Fleuve de Vie
Samedi 12
« Alleluia »
Super journée aujourd’hui ! Nous allons voir l’annexe de l’Eglise de l’apôtre qui nous accueille, très belle, peu de choses à changer. Puis sur la route, « demi-tour ! » un prophète –avec qui travaille habituellement l’apôtre- et qui était présent à la convention nous appelle de « damas », nous y allons.
« Un nouveau chapeau ! »
Nous débarquons pendant le culte, qu’il fini de réaliser, une petite salle sans prétentions, mais efficace, et qui ressemble beaucoup à celle que nous avons vu à l’annexe.
Déluge de prières, bénédictions et autres joyeusetés qui se profilent entre prophètes, nous rions énormément. Parmi les actes entre les prophètes, nous échangeons nos chapeaux, symboles de l’onction.
Un grand moment de joie, qui se prolonge au repas, ou je goûte le porc-épique, très bon, presque comme le poulet. Tobie s’est surpassé et l’a fait mode basques avec des frites de pommes de terres et de bananes plantin, trop bon !
On est vraiment heureux. Je me dis « hey, c’est le prophète Denis qui va être heureux, encore (enfin !) un futur prophète pour la plateforme !
« Dansez, dansez mon peuple »
Voila qui pourrait résumer la suite dans la première église que nous avons visité, ou nous retournons, guidé par le Seigneur en réponse aux prières de l’homme de Dieu qui y habite. Nous passons un merveilleux moment de louange avec les enfants et quelques adultes présents, même l’apôtre Martine est de la partie. Nous suons beaucoup, mais c’est pour la bonne cause !
Puis l’apôtre Martine donne un enseignement –et cette fois-ci j’ai la vidéos ! ... mais que le début.
Nous revenons ensuite, et après un bon repas pour clôturer cette belle journée, nous prenons un temps de prière comme chaque soir. C’est très important, ce moment de quelques minutes à 1 heure, dans un voyage missionnaire réel au service de Dieu, de prendre des temps de prière et de louange.
Et voici, il est minuit 20, demain je me lève à 7h30, j’ai récupérer les photos que je me fais une raison de ne pas pouvoir mettre sur le net tant que je ne serais pas revenu en France, et je me prépare à aller me coucher.
Si les vacances c’est de faire ce que l’on veut, alors là c’est encore mieux.
Je rêve déjà de grands espaces et de forêt calmes, ou les hommes et les bruits des villes ne seront pas là pour me distraire ou me polluer la tête ou les poumons.
« Alleluia »
Super journée aujourd’hui ! Nous allons voir l’annexe de l’Eglise de l’apôtre qui nous accueille, très belle, peu de choses à changer. Puis sur la route, « demi-tour ! » un prophète –avec qui travaille habituellement l’apôtre- et qui était présent à la convention nous appelle de « damas », nous y allons.
« Un nouveau chapeau ! »
Nous débarquons pendant le culte, qu’il fini de réaliser, une petite salle sans prétentions, mais efficace, et qui ressemble beaucoup à celle que nous avons vu à l’annexe.
Déluge de prières, bénédictions et autres joyeusetés qui se profilent entre prophètes, nous rions énormément. Parmi les actes entre les prophètes, nous échangeons nos chapeaux, symboles de l’onction.
Un grand moment de joie, qui se prolonge au repas, ou je goûte le porc-épique, très bon, presque comme le poulet. Tobie s’est surpassé et l’a fait mode basques avec des frites de pommes de terres et de bananes plantin, trop bon !
On est vraiment heureux. Je me dis « hey, c’est le prophète Denis qui va être heureux, encore (enfin !) un futur prophète pour la plateforme !
« Dansez, dansez mon peuple »
Voila qui pourrait résumer la suite dans la première église que nous avons visité, ou nous retournons, guidé par le Seigneur en réponse aux prières de l’homme de Dieu qui y habite. Nous passons un merveilleux moment de louange avec les enfants et quelques adultes présents, même l’apôtre Martine est de la partie. Nous suons beaucoup, mais c’est pour la bonne cause !
Puis l’apôtre Martine donne un enseignement –et cette fois-ci j’ai la vidéos ! ... mais que le début.
Nous revenons ensuite, et après un bon repas pour clôturer cette belle journée, nous prenons un temps de prière comme chaque soir. C’est très important, ce moment de quelques minutes à 1 heure, dans un voyage missionnaire réel au service de Dieu, de prendre des temps de prière et de louange.
Et voici, il est minuit 20, demain je me lève à 7h30, j’ai récupérer les photos que je me fais une raison de ne pas pouvoir mettre sur le net tant que je ne serais pas revenu en France, et je me prépare à aller me coucher.
Si les vacances c’est de faire ce que l’on veut, alors là c’est encore mieux.
Je rêve déjà de grands espaces et de forêt calmes, ou les hommes et les bruits des villes ne seront pas là pour me distraire ou me polluer la tête ou les poumons.

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Re: Mission au Cameroun avec le Fleuve de Vie
Dimanche 13 et lundi 14
Peu de choses, si ce n’est la visite d’une annexe de l’apôtre et pour la 3ème fois le retour à l’église de la première fois. Le repas est bon, nous découvrons le mélange aubergine/cacahuète, délicieux !
Puis cela s’éternise avant que nous ne rentrions.
Le lendemain, nous nous occupons de nos petites affaires, nous découvrons à quel point les guichetier(e)s de Western union peuvent être tatillon sur les noms de jeune fille et les 2 ou 3 prénoms qu’on n’utilise jamais, mais qui sont marqués sur la carte d’identité ou le passeport.
Nous mangeons chez le pasteur des pygmées et profitons de l’occasion pour établir le programme du voyage à l’est. L’après-midi est consacrée aux visites de maison, c'est-à-dire aller voir les gens qui le demandent chez eux, car ils ne peuvent pas se déplacer.
Ce jour-là, je rencontre un homme vraiment formidable. Même s’il ne paye pas de mine, avec ses habits d’ouvrier, marqués par tous les coups qu’il a pu recevoir dans son cœur et dans sa vie, mais toujours digne en lui-même. Je pleure beaucoup pour cet homme.
Humble et discret, il fait parti de ces trésors de l’humanité, mais pourquoi personne ne le voit ?
Peu de choses, si ce n’est la visite d’une annexe de l’apôtre et pour la 3ème fois le retour à l’église de la première fois. Le repas est bon, nous découvrons le mélange aubergine/cacahuète, délicieux !
Puis cela s’éternise avant que nous ne rentrions.
Le lendemain, nous nous occupons de nos petites affaires, nous découvrons à quel point les guichetier(e)s de Western union peuvent être tatillon sur les noms de jeune fille et les 2 ou 3 prénoms qu’on n’utilise jamais, mais qui sont marqués sur la carte d’identité ou le passeport.
Nous mangeons chez le pasteur des pygmées et profitons de l’occasion pour établir le programme du voyage à l’est. L’après-midi est consacrée aux visites de maison, c'est-à-dire aller voir les gens qui le demandent chez eux, car ils ne peuvent pas se déplacer.
Ce jour-là, je rencontre un homme vraiment formidable. Même s’il ne paye pas de mine, avec ses habits d’ouvrier, marqués par tous les coups qu’il a pu recevoir dans son cœur et dans sa vie, mais toujours digne en lui-même. Je pleure beaucoup pour cet homme.
Humble et discret, il fait parti de ces trésors de l’humanité, mais pourquoi personne ne le voit ?

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Re: Mission au Cameroun avec le Fleuve de Vie
Mardi 15
Aujourd’hui, pas de photos (hé oui !) diverses choses, mais rien d’intéressant réellement. Nous sommes fatigués, récupération oblige !
… Ha si,
« Récupération des sous à Western union : n’oubliez aucun de vos prénoms ni votre nom de jeune fille !»
En effet, beaucoup de soucis avec ça jusqu’à ce que l’apôtre Martine montre sa carte de pasteur ou est bien écrit seulement son nom de famille actuel pour qu’ils acceptent de croire qu’en France on n’utilise pas le nom de jeune fille.
mercredi 16
Cet après-midi, «ENFIN », cerf-volant avec les enfants !!!!!! Que dire ? Si ce n’est que c’était génial, et que là par contre, il y a photos et vidéos. La maman (on appelle ainsi toute les femmes qui sont mères, d’autant plus si elles ont l’âge d’être la notre) qui s’occupe des enfants nous reçoit, avec les jeunes. Après avoir pu écouter –et participer !- à une séance de chant, direction le dehors pour le cerf-volant ! Tous veulent essayer, ils apprennent le partage et la patience. Ca porte ses fruits.
Puis quelques jeunes de l’église d’à côté viennent comme convenu pour chanter un peu, et c’est un spectacle improvisé qui se déroule dans la rue.
Pile à l’heure ou les gens rentrent du travail, où les grands écoliers reviennent du lycée et du collège. Les gens s’arrêtent, étonnés, mais apparemment agréablement surpris.
En tout cas après, dans le quartier, on entendait rire et murmurer « cerf-volant, cerf-volant » un peu partout ; « ce sont Les chrétiens qui ont fait ça » mission réussi !
Aujourd’hui, pas de photos (hé oui !) diverses choses, mais rien d’intéressant réellement. Nous sommes fatigués, récupération oblige !
… Ha si,
« Récupération des sous à Western union : n’oubliez aucun de vos prénoms ni votre nom de jeune fille !»
En effet, beaucoup de soucis avec ça jusqu’à ce que l’apôtre Martine montre sa carte de pasteur ou est bien écrit seulement son nom de famille actuel pour qu’ils acceptent de croire qu’en France on n’utilise pas le nom de jeune fille.
mercredi 16
Cet après-midi, «ENFIN », cerf-volant avec les enfants !!!!!! Que dire ? Si ce n’est que c’était génial, et que là par contre, il y a photos et vidéos. La maman (on appelle ainsi toute les femmes qui sont mères, d’autant plus si elles ont l’âge d’être la notre) qui s’occupe des enfants nous reçoit, avec les jeunes. Après avoir pu écouter –et participer !- à une séance de chant, direction le dehors pour le cerf-volant ! Tous veulent essayer, ils apprennent le partage et la patience. Ca porte ses fruits.
Puis quelques jeunes de l’église d’à côté viennent comme convenu pour chanter un peu, et c’est un spectacle improvisé qui se déroule dans la rue.
Pile à l’heure ou les gens rentrent du travail, où les grands écoliers reviennent du lycée et du collège. Les gens s’arrêtent, étonnés, mais apparemment agréablement surpris.
En tout cas après, dans le quartier, on entendait rire et murmurer « cerf-volant, cerf-volant » un peu partout ; « ce sont Les chrétiens qui ont fait ça » mission réussi !

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Re: Mission au Cameroun avec le Fleuve de Vie
Jeudi 17
Aujourd’hui nous partons de bonne heure au marché. Nous en profitons pour nous balader dans les rues (enfin « rues » lol ) et en profitons pour découvrir un peu les différents arbres et plantes que nous mangeons habituellement. C’est vraiment étrange de voir qu’ici tout pousse presque à portée de main. Nous arrêtons en route chez une sœur. Elle nous offre du Kossame, une sorte de yaourt sucré à base de crème de lait fermenté. C’est bon, mais attention à la digestion ! C’est le genre de chose auquel il faut faire attention pour le ventre !
On redépose l’apôtre Martine, qui a bien du mal a digérer, puis Tobie et moi continuons au marché. Nous trouvons de quoi offrir à yocadouma et une boutique pour faire la robe que voulait l’apôtre Martine. Bref, nous trouvons et avons tout ce qu’il nous faut, des ballons aux briquets en passant par le chocolat en poudre et le café, et c’est très bien ainsi.
Le soir nous retrouvons l’équipe pour préparer le voyage. Nous attendons les papiers des autorités pour lundi. J’offre de petits cerfs-volants à la petite fille de la maison et à sa copine –elles étaient là la veille au cerf-volant - premier cour particulier dans le salon ! Tout est bien qui se prépare bien.
vendredi 18
Repos ce matin, j’en profite pour étudier un peu ce que j’ai en retard. Je repense un peu au pays également, et à tous ceux que j’ai laissé qui m’attendent…
L’après midi, nous allons à Mfou, à quelques 10ènes de Kms de Yaoundé. Le Taximan est un killer de la route, 130/140 sur les routes de campagne (pour une fois qu’elles sont goudronnées correctement), nous arrivons vite. Après la campagne d’évangélisation, nous expérimentons le « break africain » dans une toyota corolla : 2 sur le siège passager avant, 4 derrières et 2 dans le coffre, plus le chauffeur = 9 ! Précisons qu’avant la même voiture avait ramené au moins 120 chaises en plastiques, ce qui nous a permis de prendre quelques photos inoubliables de « tétris de voiture » !
Souvenirs impossibles à reproduire en France lol. Le soir, au lieu de poisson grillé, c’est poisson au court bouillon. C’est très bon, et ça change !
Perso j’aime bien le poisson, chui content. J’pourrais en manger tous les jours, d’ailleurs c’est ce que je fais.
On est un peu crevé l’apôtre et moi, j’espère qu’on va pouvoir récupérer.
Ha au fait, la mère de la femme qui nous accueille chez elle avec son mari s’est faite opérée hier du cœur et tout s’est bien passé. Chui bien content, elle m’appelle « papa » et je l’appelle « mamy » parce qu’elle me fait vraiment penser à ma grand-mère. Le même caractère. A la fois dur et autoritaire par nécessité –accidents et aventures de la vie oblige-, doux et plein d’amour lorsqu’elle laisse parler son cœur.
Ces derniers jours, j’ai appris beaucoup de chose sur ma propre famille en regardant les gens agir. Ici les relations filiales –qu’elles soient naturelles ou spirituelles- ont beaucoup d’importance et sont honorées plus qu’en Europe. Je comprends de beaucoup l’importance de ces choses en les vivant ici, par moi-même.
Aujourd’hui nous partons de bonne heure au marché. Nous en profitons pour nous balader dans les rues (enfin « rues » lol ) et en profitons pour découvrir un peu les différents arbres et plantes que nous mangeons habituellement. C’est vraiment étrange de voir qu’ici tout pousse presque à portée de main. Nous arrêtons en route chez une sœur. Elle nous offre du Kossame, une sorte de yaourt sucré à base de crème de lait fermenté. C’est bon, mais attention à la digestion ! C’est le genre de chose auquel il faut faire attention pour le ventre !
On redépose l’apôtre Martine, qui a bien du mal a digérer, puis Tobie et moi continuons au marché. Nous trouvons de quoi offrir à yocadouma et une boutique pour faire la robe que voulait l’apôtre Martine. Bref, nous trouvons et avons tout ce qu’il nous faut, des ballons aux briquets en passant par le chocolat en poudre et le café, et c’est très bien ainsi.
Le soir nous retrouvons l’équipe pour préparer le voyage. Nous attendons les papiers des autorités pour lundi. J’offre de petits cerfs-volants à la petite fille de la maison et à sa copine –elles étaient là la veille au cerf-volant - premier cour particulier dans le salon ! Tout est bien qui se prépare bien.
vendredi 18
Repos ce matin, j’en profite pour étudier un peu ce que j’ai en retard. Je repense un peu au pays également, et à tous ceux que j’ai laissé qui m’attendent…
L’après midi, nous allons à Mfou, à quelques 10ènes de Kms de Yaoundé. Le Taximan est un killer de la route, 130/140 sur les routes de campagne (pour une fois qu’elles sont goudronnées correctement), nous arrivons vite. Après la campagne d’évangélisation, nous expérimentons le « break africain » dans une toyota corolla : 2 sur le siège passager avant, 4 derrières et 2 dans le coffre, plus le chauffeur = 9 ! Précisons qu’avant la même voiture avait ramené au moins 120 chaises en plastiques, ce qui nous a permis de prendre quelques photos inoubliables de « tétris de voiture » !
Souvenirs impossibles à reproduire en France lol. Le soir, au lieu de poisson grillé, c’est poisson au court bouillon. C’est très bon, et ça change !
Perso j’aime bien le poisson, chui content. J’pourrais en manger tous les jours, d’ailleurs c’est ce que je fais.
On est un peu crevé l’apôtre et moi, j’espère qu’on va pouvoir récupérer.
Ha au fait, la mère de la femme qui nous accueille chez elle avec son mari s’est faite opérée hier du cœur et tout s’est bien passé. Chui bien content, elle m’appelle « papa » et je l’appelle « mamy » parce qu’elle me fait vraiment penser à ma grand-mère. Le même caractère. A la fois dur et autoritaire par nécessité –accidents et aventures de la vie oblige-, doux et plein d’amour lorsqu’elle laisse parler son cœur.
Ces derniers jours, j’ai appris beaucoup de chose sur ma propre famille en regardant les gens agir. Ici les relations filiales –qu’elles soient naturelles ou spirituelles- ont beaucoup d’importance et sont honorées plus qu’en Europe. Je comprends de beaucoup l’importance de ces choses en les vivant ici, par moi-même.

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Re: Mission au Cameroun avec le Fleuve de Vie
Samedi 19
Ce Matin nous allons au marché, une robe pour l’apôtre Martine, des cadeaux à acheter… Bref, une bonne matinée !!
L’après-midi, visite de maison : nous retrouvons l’apôtre qui nous accueille pour aller visiter une famille dans une maison de son quartier. Des gens géniaux, un message un peu difficile mais qui passe bien. Beaucoup de la famille ne sont pas « chrétien » au sens religieux du terme. Et c’est une bonne chose.
C’est justement en comprenant que Dieu ne peut être contenu dans une religion que l’on peut vraiment vivre « qui il est ».
Dimanche 20
Grands moments aujourd’hui ! C’est le rallye des églises ! Nous commençons par une petite église, essentiellement composée de femmes. L’apôtre Martine parle des fleuves d’eaux vives qui peuvent couler de notre sein… en gros comment on fait pour être heureux et le partager.
Je reçois également un message à donner, ce que je fais, puisque sans le connaitre le pasteur rappelle que je dois le donner.
C’est un peu difficile à avaler. Du moins je le crois, puisque ça parle de problèmes avec des traditions tribales… mais en fait cela passe très bien.
Nous retournons chez le prophète de la dernière fois, pour une « présentation d’enfant» c'est-à-dire, présenter un enfant à Dieu. Concrètement ça rejoint un peu le baptême comme les catholiques le font. La différence, c’est que le vrai baptême ne peut se faire que par choix, et donc, à 1 an et demi, c’est pas trop possible.
« Qu’est ce qui empêche cela d’être fait maintenant ? »
Le beau-père du prophète nous invite à manger chez lui, mais à déjà préparer e repas pour cette fois. C’est un homme généreux et bon, et humble. 3 qualités qu’on voit rarement ensemble.
Bon vin et bière (haaa depuis le temps !!) sont là aussi.
De discussions en discussions, de révélations en révélations, nous apprenons que lui et sa femme sont mariés devant les hommes, mais que la cérémonie n’a pas été faite devant Dieu et que cela leur pose quelques petits problèmes.
Alors « Qu’est-ce qui empêche ça de se faire maintenant ? » Ainsi soit-il ! mariage devant l’Eternel improvisé devant les quelques fidèles qu’il restait. Mon pasteur des pygmées et sa femme sont les témoins !
Une soirée qui fini merveilleusement bien, nous revenons avec des offrandes de fruits à ne plus savoir qu’en faire ! Magnifique cadeau à l’apôtre qui nous héberge et sa femme !
Ce Matin nous allons au marché, une robe pour l’apôtre Martine, des cadeaux à acheter… Bref, une bonne matinée !!
L’après-midi, visite de maison : nous retrouvons l’apôtre qui nous accueille pour aller visiter une famille dans une maison de son quartier. Des gens géniaux, un message un peu difficile mais qui passe bien. Beaucoup de la famille ne sont pas « chrétien » au sens religieux du terme. Et c’est une bonne chose.
C’est justement en comprenant que Dieu ne peut être contenu dans une religion que l’on peut vraiment vivre « qui il est ».
Dimanche 20
Grands moments aujourd’hui ! C’est le rallye des églises ! Nous commençons par une petite église, essentiellement composée de femmes. L’apôtre Martine parle des fleuves d’eaux vives qui peuvent couler de notre sein… en gros comment on fait pour être heureux et le partager.
Je reçois également un message à donner, ce que je fais, puisque sans le connaitre le pasteur rappelle que je dois le donner.
C’est un peu difficile à avaler. Du moins je le crois, puisque ça parle de problèmes avec des traditions tribales… mais en fait cela passe très bien.
Nous retournons chez le prophète de la dernière fois, pour une « présentation d’enfant» c'est-à-dire, présenter un enfant à Dieu. Concrètement ça rejoint un peu le baptême comme les catholiques le font. La différence, c’est que le vrai baptême ne peut se faire que par choix, et donc, à 1 an et demi, c’est pas trop possible.
« Qu’est ce qui empêche cela d’être fait maintenant ? »
Le beau-père du prophète nous invite à manger chez lui, mais à déjà préparer e repas pour cette fois. C’est un homme généreux et bon, et humble. 3 qualités qu’on voit rarement ensemble.
Bon vin et bière (haaa depuis le temps !!) sont là aussi.
De discussions en discussions, de révélations en révélations, nous apprenons que lui et sa femme sont mariés devant les hommes, mais que la cérémonie n’a pas été faite devant Dieu et que cela leur pose quelques petits problèmes.
Alors « Qu’est-ce qui empêche ça de se faire maintenant ? » Ainsi soit-il ! mariage devant l’Eternel improvisé devant les quelques fidèles qu’il restait. Mon pasteur des pygmées et sa femme sont les témoins !
Une soirée qui fini merveilleusement bien, nous revenons avec des offrandes de fruits à ne plus savoir qu’en faire ! Magnifique cadeau à l’apôtre qui nous héberge et sa femme !

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Re: Mission au Cameroun avec le Fleuve de Vie
Lundi 21
Au matin, nous passons à l’ « émimigration » pour avoir plus d’infos sur nos visas. Faut faire attention avec ces trucs là, on risque de gros problèmes si c’est pas règle. D’ailleurs on risque déjà des problèmes même si c’est en règle. La joie d’être étranger. A savoir comment ils sont accueillis chez nous, on se dit que c’est de bonne guerre, on comprend.
« Le Grand Voyage »
17h, départ ! Nous avons régler les dernières choses pour le voyage, et nous nous retrouvons à l’agence de voyage. Les apôtres, Le prophète, les pasteurs, tout le monde est là. Nous partons à 17h30, direction Bertoua, ville au milieu du trajet entre Yaoundé et Yokadouma où une famille nous attend pour la nuit.
« On a perdu Tobie ! »
A 15 minutes de la ville, barrage ! Le militaire voit nos passeports Français, il nous fait descendre, nos amis nous suivent, le bus repart avec nos baguages et sans nous, c’est la nuit.
Les soldats pensent certainement pouvoir récupérer de l’argent de nous, mais au lieu de se retrouver avec 2 touristes égarés dans la brousse, il se retrouve avec une délégation missionnaire de 6 personnes ! Un autre étranger, un guinéen est aussi arrêté mais lui est vraiment en situation irrégulière. Il a déjà traversé 2 pays comme ça, ça semble plus mal parti pour lui. J’en profite pour regarder les étoiles ; dans la route qui éventre la forêt, au milieu de la nuit sans les lumières de la ville, on voit un ciel magnifique. J’essaye de prendre quelques photos, mais c’est peine perdu, on ne voit rien. Si ce n’est quelques milliers d’étoiles de plus à l’instant du flash, mais ni ça, si les lucioles n’accepteront d’être prit en photos. J’ai presque envie de rester là plus longtemps pour en profiter.
Les militaires nous mettent à 3 (l’apôtre Martine, le pasteur et moi) dans la prochaine voiture qui vient, avec l’ordre de nous déposer à l’agence de voyage, nous y retrouvons notre car et nos baguages (ouf !) et l’apôtre et la femme du pasteur qui eux ont pris la moto… mais au bout d’une heure Tobie n’est toujours pas là !!!!
Le guinéen qui avait été arrêté avec nous est arrivé, il a la technique pour amadouer les policiers. Mais il nous apprend qu’il était le dernier à partir ! On s’inquiète sérieusement pour Tobie. On décide que le pasteur reste, puis nous rejoignons la maison de ceux qui doivent nous accueillir pour la nuit. Enfin ce qu’il en reste. Finalement, Tobie arrive : il était monté dans un camion et était resté dedans et attendait là depuis 2h !
Tout va bien, plus de peur que de mal. J’en profite pour me reposer quelques heures, tandis que Tobie et l’apôtre de Yaoundé prêchent et enseignent sur Christ aux jeunes de la maison qui ont beaucoup de questions.
Mardi 22
« Homme, tu retourneras à la poussière »
Le lendemain matin, départ à 5h, nous retournons à l’agence de voyage pour prendre le « bus » pour Yocadouma. Ce sont de vieux camion, ou on nous entasse à 24 (plus 3 dans la cabine devant, 4 qui se tiennent aux portes arrières, et 2 qui sont sur le toit avec les baguages) et on y va.
Les routes sont de poussières. Pas de goudrons, quelques trous, toujours des bosses. Quand nous croisons un véhicule en face, il s’agit soit d’un 4x4, soit de camion – principalement des transports d’essences de bois-, nous prenons une vague de poussière rouge qui pique les yeux, se colle partout et gêne la respiration.
A la première halte, je suis déjà tout rouge de cette poussière qui s’infiltre partout. C’est particulièrement gênant. Nous prenons du pain et de l’eau et nous repartons.
Un musulman nous cause pour passer le temps, il parle du mariage, de l’homme, de la femme, de la polygamie… très intéressant, nous répondons à ses questions. Nous parlons également de politique, de l’Europe, de l’économie… et Dieu dans tout ça.
Il recevra de bonnes réponses.
A un moment, il me fait part de la honte qu’il y a à traverser les campagnes, de voir les villages dans l’extrême pauvreté, les maisons écroulées, les écoles où il n’y a rien. La faim, les enfants qui courent à moitié ou complètement nus.
Il me dit qu’il est impossible de parler de ces choses, que même à la capitale beaucoup ne savent pas dans quelles conditions vivent les gens ici. Ils ont trop honte. Je lui réponds que ce n’est pas aux gens qui vivent là dans ces conditions à avoir honte, mais à ceux qui ont permis ces choses et les laissent comme ça.
Nous arrivons à Yocadouma vers 17h, après plus de 10h de voyage dans ces conditions. Le voyage est particulièrement éprouvant, surtout pour l’apôtre Martine. Pendant des Km, ce n’était que chaleur, bosses, poussières et transport inconfortable. La poussière est partout ; dans le nez, les habits, l’air, la route, même les végétaux sur les côtés en sont recouverts.
Nous arrivons dans la case du pasteur des pygmées (au fait, on dit Bakka, le nom de leur tribu « pygmée » étant un terme péjoratif, comme « esquimo » pour les inuits) et nous nous installons là. Elle est assez délabrée, il n’y a pas habité depuis plusieurs mois, et en général il habite à 12 km de route et 5 km de marche plus loin : dans la forêt au campement des Bakkas.
Ce soir, une triste nouvelle nous attend. L’enfant d’une sœur qui nous accueille à côté meurt, la grand-mère sorcière n’ayant pas voulu quitter la pièce.
C’est très triste pour tout le monde. Et il se passe beaucoup de choses cette nuit là. Nous prenons conscience de l’urgence spirituelle et matérielle de la région. Nous nous couchons encore très tard.
Le pasteur et sa femme s’occupent de soutenir la famille. Non pour les morts, mais pour les vivants.
Au matin, nous passons à l’ « émimigration » pour avoir plus d’infos sur nos visas. Faut faire attention avec ces trucs là, on risque de gros problèmes si c’est pas règle. D’ailleurs on risque déjà des problèmes même si c’est en règle. La joie d’être étranger. A savoir comment ils sont accueillis chez nous, on se dit que c’est de bonne guerre, on comprend.
« Le Grand Voyage »
17h, départ ! Nous avons régler les dernières choses pour le voyage, et nous nous retrouvons à l’agence de voyage. Les apôtres, Le prophète, les pasteurs, tout le monde est là. Nous partons à 17h30, direction Bertoua, ville au milieu du trajet entre Yaoundé et Yokadouma où une famille nous attend pour la nuit.
« On a perdu Tobie ! »
A 15 minutes de la ville, barrage ! Le militaire voit nos passeports Français, il nous fait descendre, nos amis nous suivent, le bus repart avec nos baguages et sans nous, c’est la nuit.
Les soldats pensent certainement pouvoir récupérer de l’argent de nous, mais au lieu de se retrouver avec 2 touristes égarés dans la brousse, il se retrouve avec une délégation missionnaire de 6 personnes ! Un autre étranger, un guinéen est aussi arrêté mais lui est vraiment en situation irrégulière. Il a déjà traversé 2 pays comme ça, ça semble plus mal parti pour lui. J’en profite pour regarder les étoiles ; dans la route qui éventre la forêt, au milieu de la nuit sans les lumières de la ville, on voit un ciel magnifique. J’essaye de prendre quelques photos, mais c’est peine perdu, on ne voit rien. Si ce n’est quelques milliers d’étoiles de plus à l’instant du flash, mais ni ça, si les lucioles n’accepteront d’être prit en photos. J’ai presque envie de rester là plus longtemps pour en profiter.
Les militaires nous mettent à 3 (l’apôtre Martine, le pasteur et moi) dans la prochaine voiture qui vient, avec l’ordre de nous déposer à l’agence de voyage, nous y retrouvons notre car et nos baguages (ouf !) et l’apôtre et la femme du pasteur qui eux ont pris la moto… mais au bout d’une heure Tobie n’est toujours pas là !!!!
Le guinéen qui avait été arrêté avec nous est arrivé, il a la technique pour amadouer les policiers. Mais il nous apprend qu’il était le dernier à partir ! On s’inquiète sérieusement pour Tobie. On décide que le pasteur reste, puis nous rejoignons la maison de ceux qui doivent nous accueillir pour la nuit. Enfin ce qu’il en reste. Finalement, Tobie arrive : il était monté dans un camion et était resté dedans et attendait là depuis 2h !
Tout va bien, plus de peur que de mal. J’en profite pour me reposer quelques heures, tandis que Tobie et l’apôtre de Yaoundé prêchent et enseignent sur Christ aux jeunes de la maison qui ont beaucoup de questions.
Mardi 22
« Homme, tu retourneras à la poussière »
Le lendemain matin, départ à 5h, nous retournons à l’agence de voyage pour prendre le « bus » pour Yocadouma. Ce sont de vieux camion, ou on nous entasse à 24 (plus 3 dans la cabine devant, 4 qui se tiennent aux portes arrières, et 2 qui sont sur le toit avec les baguages) et on y va.
Les routes sont de poussières. Pas de goudrons, quelques trous, toujours des bosses. Quand nous croisons un véhicule en face, il s’agit soit d’un 4x4, soit de camion – principalement des transports d’essences de bois-, nous prenons une vague de poussière rouge qui pique les yeux, se colle partout et gêne la respiration.
A la première halte, je suis déjà tout rouge de cette poussière qui s’infiltre partout. C’est particulièrement gênant. Nous prenons du pain et de l’eau et nous repartons.
Un musulman nous cause pour passer le temps, il parle du mariage, de l’homme, de la femme, de la polygamie… très intéressant, nous répondons à ses questions. Nous parlons également de politique, de l’Europe, de l’économie… et Dieu dans tout ça.
Il recevra de bonnes réponses.
A un moment, il me fait part de la honte qu’il y a à traverser les campagnes, de voir les villages dans l’extrême pauvreté, les maisons écroulées, les écoles où il n’y a rien. La faim, les enfants qui courent à moitié ou complètement nus.
Il me dit qu’il est impossible de parler de ces choses, que même à la capitale beaucoup ne savent pas dans quelles conditions vivent les gens ici. Ils ont trop honte. Je lui réponds que ce n’est pas aux gens qui vivent là dans ces conditions à avoir honte, mais à ceux qui ont permis ces choses et les laissent comme ça.
Nous arrivons à Yocadouma vers 17h, après plus de 10h de voyage dans ces conditions. Le voyage est particulièrement éprouvant, surtout pour l’apôtre Martine. Pendant des Km, ce n’était que chaleur, bosses, poussières et transport inconfortable. La poussière est partout ; dans le nez, les habits, l’air, la route, même les végétaux sur les côtés en sont recouverts.
Nous arrivons dans la case du pasteur des pygmées (au fait, on dit Bakka, le nom de leur tribu « pygmée » étant un terme péjoratif, comme « esquimo » pour les inuits) et nous nous installons là. Elle est assez délabrée, il n’y a pas habité depuis plusieurs mois, et en général il habite à 12 km de route et 5 km de marche plus loin : dans la forêt au campement des Bakkas.
Ce soir, une triste nouvelle nous attend. L’enfant d’une sœur qui nous accueille à côté meurt, la grand-mère sorcière n’ayant pas voulu quitter la pièce.
C’est très triste pour tout le monde. Et il se passe beaucoup de choses cette nuit là. Nous prenons conscience de l’urgence spirituelle et matérielle de la région. Nous nous couchons encore très tard.
Le pasteur et sa femme s’occupent de soutenir la famille. Non pour les morts, mais pour les vivants.

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Re: Mission au Cameroun avec le Fleuve de Vie
Mercredi 23
Aujourd’hui, départ du rally : aller voir le préfet pour signaler notre présence –très important-, aller imprimer des papiers, et aller récupérer les autorisations et les clefs pour la salle.
Je suis avec Tobie et le frère Didier, lorsque Tobie s’aperçoit qu’il a laissé son sac en arrière, alors il retourne le chercher au cyber, mais comme le frère et moi nous sommes mis à l’ombre, il nous dépasse et continue… mais comme ça fait longtemps, on se pose des questions, alors on fait marche arrière pour savoir ou il est ! et au cyber, on nous dit qu’il est déjà reparti avec son sac !
Direction vers la sous-préfecture donc, ou nous avons rendez-vous avec le sous-préfet. Tobie est déjà là, il vient vers nous « la maman est déjà la, il faut venir vite ! ». Encore une fois, on a l’a perdu avant et retrouvé devant !
« On vient pour donner, pas pour prendre »
Le rendez-vous avec le préfet est très enrichissant et constructif, nous parlons énormément du projet d’implantation d’un centre chrétien. Pour enseigner, pour partager, pour cultiver, pour restaurer, pour accueillir entre la ville et la forêt. Un lieu neutre, un poste frontière entre les bakkas, les « hommes de la forêt » qui ont tant de mal à en sortir à cause de la bassesse des hommes qu’ils fuient comme la peste, et un refuge pour les enfants, les miséreux, tous ceux que le monde à délaissé et que la ville à abandonnés.
Le préfet est étonné que nous ayons pris « les ferrailles » pour venir et également que nous logeons dans une case et non à l’hôtel. De vrais missionnaires. Et lorsqu’on lui explique ce que nous voulons faire, et comment nous voulons le faire, il est touché et enthousiaste « tout ce qui peut améliorer la situation et la vie des populations est bon ». Malgré la fatigue (il est midi passé et nous n’avons toujours pas mangé depuis tôt le matin), il appelle un responsable des affaires foncières afin d’établir la procédure et prendre les mesures et rendez-vous qui s’imposent pour l’établissement des papiers.
Au soir nous nous retrouvons à la salle. Tobie et les frères de Yokadouma se sont occupés de tout y préparer, ils ont même été à la radio locale pour faire de la pub, et ça a l’air d’avoir été bien entendu, les gens en parlaient.
Au soir, l’apôtre, le pasteur local et Tobie vont aider la famille du petit garçon pour le deuil. Non pour le mort, mais pour les vivants, leur présence est appréciée et nous arrivons à nous reposer ce soir là. L’ambiance dans la ville est vraiment particulière, nous voyons souvent les gens, jeunes et moins jeunes avec des machettes à la main pour un usage domestique, les routes ne sont pas goudronnées même dans le centre, il n’y a pas d’eau courante, et encore moins d’éclairage publique. La nuit est en même temps reposante car il n’y a pas tout ces bruits et autre trucs parasites. On écoute les insectes, les animaux, et on s’endort paisiblement, en espérant qu’un rat ou une sourie de viendra pas pour nous tenir compagnie !
Jeudi 24
« Du cerf-volant a l’école »
Nous nous rendons à l’école pour rencontrer le directeur et les enseignants. C’était l’un de mes souhaits afin de savoir la situation sur les enfants, les populations. Comme attendu c’est assez alarmant : du problème de pauvreté, d’eau, de nourriture… de matériel, bref de tout. Les profs ne sont pas la pour se faire avoir, ils en ont eu trop l’habitude apparemment. Après avoir dissipé leurs craintes, nous passons un excellent moment avec les enfants qui font « whoooOOOOOooo » lorsque les cerfs-volants leur passent au dessus. Ils sont des centaines. J’apprends qu’en plus du manque de matériel et les bâtiments délabrés, les classes sont naturellement surpeuplées.
Comprendre 1 prof pour 100 élèves de 6 à 8 ans.
Après une petite démonstration pédagogique de ce qu’on peut faire avec les cerfs-volants, les profs sont enthousiastes et voient les portes ouvertes au niveau des outils pédagogiques. Je promets de leur donner les fiches techniques, mais il s’avère impossible de les imprimer. Mais je leur donnerais. Comme ils me disaient « si les enfants peuvent faire ça avec ce qui ils trouvent, on les verra courir dans la rue avec ça ». Et c’est ce que je voudrais. Je le vois déjà et ça me rend heureux.
L’après-midi nous suivons le programme normalement, plus de monde que le jour d’avant, c’est encourageant. Il y a aussi quelques jeunes avec qui je parle un peu des projets d’avenirs. Ils ne sont pas si démunis et sans avenir que cela, bien au contraire, ils ont juste besoin d’encouragement pour aller jusqu’au bout.
Au soir, un grand moment nous attends : les bakkas sont là ! C’est juste magnifique, de les rencontrer. Ils n’avaient jamais vu de blancs en vrai, ils se posent des questions etc. J’offre des petits cerfs-volants au chef et je m’attèle à la construction d’un cerf-volant que je mettrais toute la nuit à faire. Nous causons beaucoup, mais nous finissons par nous réjouir dans la louange –en bakka- accompagné au piano !
Ca ne fini pas avant 2-3h du matin. Ils se relaient pour sortir (monter la garde ?) pendant que les femmes et les enfants se reposent. Ils ont fait 25 km à pied durant la nuit pour ne pas avoir trop chaud et après avoir dansé et chanté, sont épuisés.
Au petit matin, je sors finir l’oiseau, pour que tout le monde voit qu’il vole, je l’essaye et le donne, nuit blanche.
Aujourd’hui, départ du rally : aller voir le préfet pour signaler notre présence –très important-, aller imprimer des papiers, et aller récupérer les autorisations et les clefs pour la salle.
Je suis avec Tobie et le frère Didier, lorsque Tobie s’aperçoit qu’il a laissé son sac en arrière, alors il retourne le chercher au cyber, mais comme le frère et moi nous sommes mis à l’ombre, il nous dépasse et continue… mais comme ça fait longtemps, on se pose des questions, alors on fait marche arrière pour savoir ou il est ! et au cyber, on nous dit qu’il est déjà reparti avec son sac !
Direction vers la sous-préfecture donc, ou nous avons rendez-vous avec le sous-préfet. Tobie est déjà là, il vient vers nous « la maman est déjà la, il faut venir vite ! ». Encore une fois, on a l’a perdu avant et retrouvé devant !
« On vient pour donner, pas pour prendre »
Le rendez-vous avec le préfet est très enrichissant et constructif, nous parlons énormément du projet d’implantation d’un centre chrétien. Pour enseigner, pour partager, pour cultiver, pour restaurer, pour accueillir entre la ville et la forêt. Un lieu neutre, un poste frontière entre les bakkas, les « hommes de la forêt » qui ont tant de mal à en sortir à cause de la bassesse des hommes qu’ils fuient comme la peste, et un refuge pour les enfants, les miséreux, tous ceux que le monde à délaissé et que la ville à abandonnés.
Le préfet est étonné que nous ayons pris « les ferrailles » pour venir et également que nous logeons dans une case et non à l’hôtel. De vrais missionnaires. Et lorsqu’on lui explique ce que nous voulons faire, et comment nous voulons le faire, il est touché et enthousiaste « tout ce qui peut améliorer la situation et la vie des populations est bon ». Malgré la fatigue (il est midi passé et nous n’avons toujours pas mangé depuis tôt le matin), il appelle un responsable des affaires foncières afin d’établir la procédure et prendre les mesures et rendez-vous qui s’imposent pour l’établissement des papiers.
Au soir nous nous retrouvons à la salle. Tobie et les frères de Yokadouma se sont occupés de tout y préparer, ils ont même été à la radio locale pour faire de la pub, et ça a l’air d’avoir été bien entendu, les gens en parlaient.
Au soir, l’apôtre, le pasteur local et Tobie vont aider la famille du petit garçon pour le deuil. Non pour le mort, mais pour les vivants, leur présence est appréciée et nous arrivons à nous reposer ce soir là. L’ambiance dans la ville est vraiment particulière, nous voyons souvent les gens, jeunes et moins jeunes avec des machettes à la main pour un usage domestique, les routes ne sont pas goudronnées même dans le centre, il n’y a pas d’eau courante, et encore moins d’éclairage publique. La nuit est en même temps reposante car il n’y a pas tout ces bruits et autre trucs parasites. On écoute les insectes, les animaux, et on s’endort paisiblement, en espérant qu’un rat ou une sourie de viendra pas pour nous tenir compagnie !
Jeudi 24
« Du cerf-volant a l’école »
Nous nous rendons à l’école pour rencontrer le directeur et les enseignants. C’était l’un de mes souhaits afin de savoir la situation sur les enfants, les populations. Comme attendu c’est assez alarmant : du problème de pauvreté, d’eau, de nourriture… de matériel, bref de tout. Les profs ne sont pas la pour se faire avoir, ils en ont eu trop l’habitude apparemment. Après avoir dissipé leurs craintes, nous passons un excellent moment avec les enfants qui font « whoooOOOOOooo » lorsque les cerfs-volants leur passent au dessus. Ils sont des centaines. J’apprends qu’en plus du manque de matériel et les bâtiments délabrés, les classes sont naturellement surpeuplées.
Comprendre 1 prof pour 100 élèves de 6 à 8 ans.
Après une petite démonstration pédagogique de ce qu’on peut faire avec les cerfs-volants, les profs sont enthousiastes et voient les portes ouvertes au niveau des outils pédagogiques. Je promets de leur donner les fiches techniques, mais il s’avère impossible de les imprimer. Mais je leur donnerais. Comme ils me disaient « si les enfants peuvent faire ça avec ce qui ils trouvent, on les verra courir dans la rue avec ça ». Et c’est ce que je voudrais. Je le vois déjà et ça me rend heureux.
L’après-midi nous suivons le programme normalement, plus de monde que le jour d’avant, c’est encourageant. Il y a aussi quelques jeunes avec qui je parle un peu des projets d’avenirs. Ils ne sont pas si démunis et sans avenir que cela, bien au contraire, ils ont juste besoin d’encouragement pour aller jusqu’au bout.
Au soir, un grand moment nous attends : les bakkas sont là ! C’est juste magnifique, de les rencontrer. Ils n’avaient jamais vu de blancs en vrai, ils se posent des questions etc. J’offre des petits cerfs-volants au chef et je m’attèle à la construction d’un cerf-volant que je mettrais toute la nuit à faire. Nous causons beaucoup, mais nous finissons par nous réjouir dans la louange –en bakka- accompagné au piano !
Ca ne fini pas avant 2-3h du matin. Ils se relaient pour sortir (monter la garde ?) pendant que les femmes et les enfants se reposent. Ils ont fait 25 km à pied durant la nuit pour ne pas avoir trop chaud et après avoir dansé et chanté, sont épuisés.
Au petit matin, je sors finir l’oiseau, pour que tout le monde voit qu’il vole, je l’essaye et le donne, nuit blanche.

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Re: Mission au Cameroun avec le Fleuve de Vie
Vendredi 25
On mange tous ensemble grâce à des dons. Les 20 à 30 bakkas qui sont là n’ont rien mangé depuis la veille et on se démène pour trouver du riz, des pattes et du pain. On mange tous ensemble, il y a toujours de la musique et 1 ou 2 personnes pour danser.
Quand à nous, nous avons rendez-vous avec le sous-préfet pour aller voir la parcelle d’implantation du site du fleuve de vie. Nous passons d’abord parle chef du village, qui est un ami du sous-préfet « c’est une grâce de Dieu, c’est une grâce de Dieu ! » lui répète t-il. Nous allons visiter le terrain, les villageois tiennent à ce que nous voyons la source, elle est difficile d’accès j’y vais, je le vois, manque d’y tomber, mais c’est un point intéressant : tous le monde du village n‘a que cet endroit pour l’eau de tous les jours...
Ils croient que nous allons faire, que nous allons prendre une décision, je réponds : « on ne prend aucune décision, on est là pour faire les dossiers, envoyer les demandes de subventions et attendre ce qu’il en sort ».
Tandis que l’apôtre Martine reprend la route avec le sous-préfet, je rejoins le pasteur et un bakka qui est le bras droit du chef et ancien de l’église. Nous prenons les motos pour nous enfoncer dans la forêt, là ou les voitures ne peuvent plus passer. Il y a beaucoup de gens qui vivent dans la forêt, comme si nous étions à la campagne, sauf qu’il y a des arbres partout à la place des plaines.
Au bout d’un moment, les motos ne peuvent plus avancer, et nous devons continuer à pied. Le vieil homme retrouve une agilité stupéfiante dès qu’il se retrouve dans la forêt, et beaucoup ont du mal à le suivre. Je fais particulièrement attention lorsqu’il s’agit de traverser les troncs d’arbres moisi qui servent de pont au dessus des rivières.
Je vois le village, le lieu de culte, les cacaoyers et quelques personnes du village. Je ne reste pas longtemps, mais assez pour voir touts ces choses, prendre quelques photos, parler un peu avec les gens et prier.
Nous repartons pour nous rendre à la dernière séance de la conférence, là ou les bakkas nous attendent déjà, la salle est remplie. Le message est court, ils sont très fatigués et n’ont pratiquement rien mangé depuis le matin.
Puis viens le moment des ordinations, ou plus exactement de la reconnaissance des ministères ; un diacre, 3 pasteurs (Merveille, la femme de jb, tobie et un bakka qui a appris le français en lisant la bible et qui s’occupe de l’église des bakkas en forêt). Puis vient l’apôtre Jb (hé oui ! il n’est pas resté pasteur très longtemps !) et le mariage devant Dieu de ce dernier et de sa femme (comme pour le prophète la semaine dernière). Il y eu également une petite surprise pour moi.
Au soir, nous nous apprêtons pour partir, mais le chauffeur de la voiture que le sous-préfet a trouvé pour nous demande trop et nous devons le laisser repartir, sans nous dedans. Après quelques mises au point, nous nous retrouvons à une aire d’arrêt des « grumiers », ces gros camions qui transportent des troncs d’arbres, des essences précieuses. Autant dire que nous passons la nuit là. Tout le monde dors et à froid, sauf moi, car je ne dors pas. Je me repose juste une heure.
Samedi 26
« Pas de photos aujourd’hui »
… mon appareil étant déchargé. Nous nous retrouvons donc L’apôtre Martine, Tobie et Moi avec le chauffeur et le convoyeur à 5 dans une cabine pouvons contenir… 3 personnes. Nous démarrons très tôt le matin. Etant mal placé durant la première heure de voyage, c’est particulièrement inconfortable pour tout le monde. Puis à la première halte nous changeons un peu et c’est beaucoup mieux. Nous faisons 300 km dans ces mêmes routes poussiéreuses qu’à l’arrivée, avec cassis, nid de poules et dos d’âne tout les 30 cm minimum. Impossible de dormir. Heureusement, les 2 hommes sont sympathiques et nous passons de bons moments à partager nos maigres repas et à rire.
Nous arrivons à Bertoua vers 14h30, le temps de prendre les billets et de sauter dans le bus pour Yaoundé. Bertoua est en effet à mi-parcours. Heureusement, la route ensuite est en goudron et nous sommes dans un bus, certes pas plus confortable que le grumier, mais au moins sans les secousses quasi-permanentes.
Un pasteur est la aussi dans ce bus, aussi les 2 premières heures de route se transforment vite en réunion d’évangélisation et ça marche bien. Je laisse tobie et l’apôtre Martine s’occuper de ça, n’ayant dormi qu’1 petite heure en 3 jours, je me contente de somnoler dans ce bus ou le siège (strapontin) sur lequel je suis assis m’empêche de m’endormir.
Après une séance de délire culinaire de la part de Tobie et 2 femmes (humour camerounais), un marchant ambulant essaye de vendre ses bêtises comme si c’était des remèdes miracles. Genre la crème à l’aloès Vera qui va faire que ton mari te quittera pas, au dentifrice pour fumeur qui guéri des inflammations et réduit la nicotine dans le sang.
Ensuite la roue crève, et il faut s’arrêter pour réparer, il fait déjà nuit. Finalement, nous arrivons à 22h30, éreintés, mais content d’être arrivés, et nous retournons chez nos hôtes (l’apôtre gabonnais).
On mange tous ensemble grâce à des dons. Les 20 à 30 bakkas qui sont là n’ont rien mangé depuis la veille et on se démène pour trouver du riz, des pattes et du pain. On mange tous ensemble, il y a toujours de la musique et 1 ou 2 personnes pour danser.
Quand à nous, nous avons rendez-vous avec le sous-préfet pour aller voir la parcelle d’implantation du site du fleuve de vie. Nous passons d’abord parle chef du village, qui est un ami du sous-préfet « c’est une grâce de Dieu, c’est une grâce de Dieu ! » lui répète t-il. Nous allons visiter le terrain, les villageois tiennent à ce que nous voyons la source, elle est difficile d’accès j’y vais, je le vois, manque d’y tomber, mais c’est un point intéressant : tous le monde du village n‘a que cet endroit pour l’eau de tous les jours...
Ils croient que nous allons faire, que nous allons prendre une décision, je réponds : « on ne prend aucune décision, on est là pour faire les dossiers, envoyer les demandes de subventions et attendre ce qu’il en sort ».
Tandis que l’apôtre Martine reprend la route avec le sous-préfet, je rejoins le pasteur et un bakka qui est le bras droit du chef et ancien de l’église. Nous prenons les motos pour nous enfoncer dans la forêt, là ou les voitures ne peuvent plus passer. Il y a beaucoup de gens qui vivent dans la forêt, comme si nous étions à la campagne, sauf qu’il y a des arbres partout à la place des plaines.
Au bout d’un moment, les motos ne peuvent plus avancer, et nous devons continuer à pied. Le vieil homme retrouve une agilité stupéfiante dès qu’il se retrouve dans la forêt, et beaucoup ont du mal à le suivre. Je fais particulièrement attention lorsqu’il s’agit de traverser les troncs d’arbres moisi qui servent de pont au dessus des rivières.
Je vois le village, le lieu de culte, les cacaoyers et quelques personnes du village. Je ne reste pas longtemps, mais assez pour voir touts ces choses, prendre quelques photos, parler un peu avec les gens et prier.
Nous repartons pour nous rendre à la dernière séance de la conférence, là ou les bakkas nous attendent déjà, la salle est remplie. Le message est court, ils sont très fatigués et n’ont pratiquement rien mangé depuis le matin.
Puis viens le moment des ordinations, ou plus exactement de la reconnaissance des ministères ; un diacre, 3 pasteurs (Merveille, la femme de jb, tobie et un bakka qui a appris le français en lisant la bible et qui s’occupe de l’église des bakkas en forêt). Puis vient l’apôtre Jb (hé oui ! il n’est pas resté pasteur très longtemps !) et le mariage devant Dieu de ce dernier et de sa femme (comme pour le prophète la semaine dernière). Il y eu également une petite surprise pour moi.
Au soir, nous nous apprêtons pour partir, mais le chauffeur de la voiture que le sous-préfet a trouvé pour nous demande trop et nous devons le laisser repartir, sans nous dedans. Après quelques mises au point, nous nous retrouvons à une aire d’arrêt des « grumiers », ces gros camions qui transportent des troncs d’arbres, des essences précieuses. Autant dire que nous passons la nuit là. Tout le monde dors et à froid, sauf moi, car je ne dors pas. Je me repose juste une heure.
Samedi 26
« Pas de photos aujourd’hui »
… mon appareil étant déchargé. Nous nous retrouvons donc L’apôtre Martine, Tobie et Moi avec le chauffeur et le convoyeur à 5 dans une cabine pouvons contenir… 3 personnes. Nous démarrons très tôt le matin. Etant mal placé durant la première heure de voyage, c’est particulièrement inconfortable pour tout le monde. Puis à la première halte nous changeons un peu et c’est beaucoup mieux. Nous faisons 300 km dans ces mêmes routes poussiéreuses qu’à l’arrivée, avec cassis, nid de poules et dos d’âne tout les 30 cm minimum. Impossible de dormir. Heureusement, les 2 hommes sont sympathiques et nous passons de bons moments à partager nos maigres repas et à rire.
Nous arrivons à Bertoua vers 14h30, le temps de prendre les billets et de sauter dans le bus pour Yaoundé. Bertoua est en effet à mi-parcours. Heureusement, la route ensuite est en goudron et nous sommes dans un bus, certes pas plus confortable que le grumier, mais au moins sans les secousses quasi-permanentes.
Un pasteur est la aussi dans ce bus, aussi les 2 premières heures de route se transforment vite en réunion d’évangélisation et ça marche bien. Je laisse tobie et l’apôtre Martine s’occuper de ça, n’ayant dormi qu’1 petite heure en 3 jours, je me contente de somnoler dans ce bus ou le siège (strapontin) sur lequel je suis assis m’empêche de m’endormir.
Après une séance de délire culinaire de la part de Tobie et 2 femmes (humour camerounais), un marchant ambulant essaye de vendre ses bêtises comme si c’était des remèdes miracles. Genre la crème à l’aloès Vera qui va faire que ton mari te quittera pas, au dentifrice pour fumeur qui guéri des inflammations et réduit la nicotine dans le sang.
Ensuite la roue crève, et il faut s’arrêter pour réparer, il fait déjà nuit. Finalement, nous arrivons à 22h30, éreintés, mais content d’être arrivés, et nous retournons chez nos hôtes (l’apôtre gabonnais).

Prophète Yann- Admin
- Messages: 22
Date d'inscription: 04/07/2011

Re: Mission au Cameroun avec le Fleuve de Vie
Dimanche 27
Je me réveille à 14h. Oui, j’ai bien dormi, et heureusement. Je file ave tobie à la première église où nous avons été pour voir le responsable et parler avec lui pour donner et recevoir les dernières nouvelles. Tout se passe bien, puis nous allons – à l’invitation de frères et de sœurs que nous avions rencontrés à Mfou, et qui sont là car on leur avait dit que nous revenions- dans une cellule de maison tenu par un prophète.
Ce n’est pas très loin et nous y allons à pied, je prends des photos pour montrer à l’apôtre Martine, et nous parlons longuement avec le prophète pour moi, et avec les pasteurs et autres fidèles pour le pasteur Tobie.
Nous rentrons vers 18h, et il fait déjà noir.
Plus que 2 jours, j’y repense vraiment, le séjour se termine, c’est une impression étrange.
Lundi 28
C’est mon dernier vrai jour ici, et je suis à Yaoundé. Ca me change de la brousse, de Yocadouma et sa poussière. Nous partons pour l’émi-immigration, afin de pouvoir mettre à jour mon visa, ce que je fais sans problème (la bagatelle de 8100 Francs CFA + 1100 pour les timbres et autres photocopies… toujours prévoir un peu plus !).
Nous rejoignons le prophète qui s’est marié et sa femme ; Après avoir prié un instant pour une sœur et un jeune homme, nous repartons, s’arrêtant pour faire quelques courses avant de récupérer mon passeport au bureau. Il était prêt avant l’heure, c’est un grand soulagement.
Nous mangeons chez le père de la femme du prophète, qui tenait absolument à nous voir et à nous invité, car il avait été touché par ce que nous avons pu dire. C’est un homme bien que j’apprécie beaucoup. Nous mangeons de la viande de brousse ( haa le porc-épic !) et nous prions pour lui et sa maison. J’en profite également pour aller voir mamie qui habite pas loin. Je passe peu de temps avec elle, mais assez pour dire l’essentiel et lui donner mon adresse. Elle m’écrira. Certainement, je l’espère.
« D’heureuses retrouvailles »
Accompagné du prophète et de sa femme, nous retournons chez l’apôtre qui nous héberge, et il se trouve que sa femme et la femme du prophète étaient des cousines et amies d’enfance. Tandis que nous nos rendons chez l’homme de Dieu rencontré la veille, nous les laissons à leurs retrouvailles.
Nous échangeons longuement à propos des visions de chacun, et le séminaire commence. A la fin il nous laisse dire un (long) mot à tous. Puis s’on suit une longue séance de délivrance, car elle était pour beaucoup de personne. Nous revenons satisfaits, mais éreintés par tout cela.
Demain c’est le départ, je ne sais pas si j’écrirais encore, à moins qu’il ne se passe quelque chose d’important ou d’intéressant dans la journée ou dans l’avion. Je pense qu’il me faudra un long moment pour réaliser toutes ces choses qui se sont passées pendant ce long mois.
En un mot, c’est le bilan. Mais peut-être attendrais-je d’être complètement, rentré afin de pouvoir profiter pleinement du voyage.
Je me réveille à 14h. Oui, j’ai bien dormi, et heureusement. Je file ave tobie à la première église où nous avons été pour voir le responsable et parler avec lui pour donner et recevoir les dernières nouvelles. Tout se passe bien, puis nous allons – à l’invitation de frères et de sœurs que nous avions rencontrés à Mfou, et qui sont là car on leur avait dit que nous revenions- dans une cellule de maison tenu par un prophète.
Ce n’est pas très loin et nous y allons à pied, je prends des photos pour montrer à l’apôtre Martine, et nous parlons longuement avec le prophète pour moi, et avec les pasteurs et autres fidèles pour le pasteur Tobie.
Nous rentrons vers 18h, et il fait déjà noir.
Plus que 2 jours, j’y repense vraiment, le séjour se termine, c’est une impression étrange.
Lundi 28
C’est mon dernier vrai jour ici, et je suis à Yaoundé. Ca me change de la brousse, de Yocadouma et sa poussière. Nous partons pour l’émi-immigration, afin de pouvoir mettre à jour mon visa, ce que je fais sans problème (la bagatelle de 8100 Francs CFA + 1100 pour les timbres et autres photocopies… toujours prévoir un peu plus !).
Nous rejoignons le prophète qui s’est marié et sa femme ; Après avoir prié un instant pour une sœur et un jeune homme, nous repartons, s’arrêtant pour faire quelques courses avant de récupérer mon passeport au bureau. Il était prêt avant l’heure, c’est un grand soulagement.
Nous mangeons chez le père de la femme du prophète, qui tenait absolument à nous voir et à nous invité, car il avait été touché par ce que nous avons pu dire. C’est un homme bien que j’apprécie beaucoup. Nous mangeons de la viande de brousse ( haa le porc-épic !) et nous prions pour lui et sa maison. J’en profite également pour aller voir mamie qui habite pas loin. Je passe peu de temps avec elle, mais assez pour dire l’essentiel et lui donner mon adresse. Elle m’écrira. Certainement, je l’espère.
« D’heureuses retrouvailles »
Accompagné du prophète et de sa femme, nous retournons chez l’apôtre qui nous héberge, et il se trouve que sa femme et la femme du prophète étaient des cousines et amies d’enfance. Tandis que nous nos rendons chez l’homme de Dieu rencontré la veille, nous les laissons à leurs retrouvailles.
Nous échangeons longuement à propos des visions de chacun, et le séminaire commence. A la fin il nous laisse dire un (long) mot à tous. Puis s’on suit une longue séance de délivrance, car elle était pour beaucoup de personne. Nous revenons satisfaits, mais éreintés par tout cela.
Demain c’est le départ, je ne sais pas si j’écrirais encore, à moins qu’il ne se passe quelque chose d’important ou d’intéressant dans la journée ou dans l’avion. Je pense qu’il me faudra un long moment pour réaliser toutes ces choses qui se sont passées pendant ce long mois.
En un mot, c’est le bilan. Mais peut-être attendrais-je d’être complètement, rentré afin de pouvoir profiter pleinement du voyage.

Prophète Yann- Admin
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Date d'inscription: 04/07/2011

Re: Mission au Cameroun avec le Fleuve de Vie
Mardi 29
« Jusqu’au bout Dieu est là »
Je ne pensais pas écrire aujourd’hui, puisqu’il s’agissait de faire nos dernières emplettes, les derniers préparatifs, les derniers aux revoirs, les dernières bénédictions, les derniers échanges, les derniers souvenirs … bref, ça sentait la fin, et en général j’aime pas trop ça. Mais le Seigneur avait un dernier coup dans sa botte, parmi ceux qui sont là pour me dire au revoir, il reste à la fin le pasteur Tobie, l’apôtre Martine, la femme du prophète qui s’est marié devant Dieu et une sœur. Tandis que nous parlons, une femme nous accoste pour nous demander s’il était possible de transporter des papiers importants pour sa fille qui attendait impatiemment en France. Je dis oui, on parle un peu, les autres sont d’accord, ce sont des gens biens.
Ce que je ne savais pas, c’est qu’on ne peut pas transporter n’importe quels papiers officiels. Heureusement, le supérieur au contrôle est aussi prophète, il voit que je suis sincère et que je ne mens pas. Sans avoir besoin de me demander de la monnaie, il appelle sont supérieur selon la procédure légale, et me voici autorisé à transporter ces papiers.
Et voici, il est 10h25, je suis à l’aéroport Charles de Gaulles, j’ai fini mon travail et j’attends mon train, mais je reste missionnaire.
Trop souvent on fait l’erreur de ne garder que des souvenirs de ce que l’on a vécu, au lieu, tout simplement, de continuer à vivre.
Je veux vivre, continuer de vivre des choses comme ça et bien d’autres encore. Je n’ai pas le temps de faire le bilan des bons et des mauvais souvenirs, je ne veux pas que cela deviennes simplement un souvenir. Qui s’estompe avec le temps.
Je ne veux pas, à la fin de ma vie devenir une somme de souvenirs plus ou moins partiels, accumulée au cours de trop courtes années pour finalement disparaitre dans mon propre oublie. Je veux continuer de vivre, de vivre ces choses et bien d’autre encore jusqu’au bout pour n’avoir rien à regretter.
De ce voyage, je retiens la liberté, de nombreuses rencontres, de nombreuses choses bonnes et moins bonnes -que je n’ai pas toutes racontées ici- et beaucoup de leçons sur la vie, la liberté, la famille, et le service auprès de Dieu pour les Nations.
Je retiens la paix aussi, qui certes est en apparence dans ce pays, mais où la traîtrise et la corruption, l’amour de l’argent et du gain personnel rôdent dans les ténèbres.
Je retiens la liberté aussi, qui est un mode de vie, et la capacité à ouvrir son cœur entièrement, quelqu’en soit les conséquences, et ce qu’on a pu faire ou qu’on a pu subir par le passé. Je retiens aussi la famille, et sa véritable signification, ce qu’est être une mère, ce qu’est être un père.
Je retiens tout, mais je n’ai aucun regret. Il me reste des images et des émotions, mais je n’ai aucuns souvenirs. Toutes ces choses sont vivantes en moi, et je souhaite ne jamais oublier de les vivre ni de les faire vivre, car cesser de les laisser dans la vie ce serait comme donner la mort à une partie de moi-même.
« Jusqu’au bout Dieu est là »
Je ne pensais pas écrire aujourd’hui, puisqu’il s’agissait de faire nos dernières emplettes, les derniers préparatifs, les derniers aux revoirs, les dernières bénédictions, les derniers échanges, les derniers souvenirs … bref, ça sentait la fin, et en général j’aime pas trop ça. Mais le Seigneur avait un dernier coup dans sa botte, parmi ceux qui sont là pour me dire au revoir, il reste à la fin le pasteur Tobie, l’apôtre Martine, la femme du prophète qui s’est marié devant Dieu et une sœur. Tandis que nous parlons, une femme nous accoste pour nous demander s’il était possible de transporter des papiers importants pour sa fille qui attendait impatiemment en France. Je dis oui, on parle un peu, les autres sont d’accord, ce sont des gens biens.
Ce que je ne savais pas, c’est qu’on ne peut pas transporter n’importe quels papiers officiels. Heureusement, le supérieur au contrôle est aussi prophète, il voit que je suis sincère et que je ne mens pas. Sans avoir besoin de me demander de la monnaie, il appelle sont supérieur selon la procédure légale, et me voici autorisé à transporter ces papiers.
Et voici, il est 10h25, je suis à l’aéroport Charles de Gaulles, j’ai fini mon travail et j’attends mon train, mais je reste missionnaire.
Trop souvent on fait l’erreur de ne garder que des souvenirs de ce que l’on a vécu, au lieu, tout simplement, de continuer à vivre.
Je veux vivre, continuer de vivre des choses comme ça et bien d’autres encore. Je n’ai pas le temps de faire le bilan des bons et des mauvais souvenirs, je ne veux pas que cela deviennes simplement un souvenir. Qui s’estompe avec le temps.
Je ne veux pas, à la fin de ma vie devenir une somme de souvenirs plus ou moins partiels, accumulée au cours de trop courtes années pour finalement disparaitre dans mon propre oublie. Je veux continuer de vivre, de vivre ces choses et bien d’autre encore jusqu’au bout pour n’avoir rien à regretter.
De ce voyage, je retiens la liberté, de nombreuses rencontres, de nombreuses choses bonnes et moins bonnes -que je n’ai pas toutes racontées ici- et beaucoup de leçons sur la vie, la liberté, la famille, et le service auprès de Dieu pour les Nations.
Je retiens la paix aussi, qui certes est en apparence dans ce pays, mais où la traîtrise et la corruption, l’amour de l’argent et du gain personnel rôdent dans les ténèbres.
Je retiens la liberté aussi, qui est un mode de vie, et la capacité à ouvrir son cœur entièrement, quelqu’en soit les conséquences, et ce qu’on a pu faire ou qu’on a pu subir par le passé. Je retiens aussi la famille, et sa véritable signification, ce qu’est être une mère, ce qu’est être un père.
Je retiens tout, mais je n’ai aucun regret. Il me reste des images et des émotions, mais je n’ai aucuns souvenirs. Toutes ces choses sont vivantes en moi, et je souhaite ne jamais oublier de les vivre ni de les faire vivre, car cesser de les laisser dans la vie ce serait comme donner la mort à une partie de moi-même.

Prophète Yann- Admin
- Messages: 22
Date d'inscription: 04/07/2011

Re: Mission au Cameroun avec le Fleuve de Vie
Je suis entrain de préparer les photos!! voici la première: les personnes présentes lors de la conférence pour la paix au Cameroun:



Prophète Yann- Admin
- Messages: 22
Date d'inscription: 04/07/2011

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